GIAGNONI Aldo

Par Dominique Tantin

Né le 18 juin 1922 à Sambrica Posala (Italie), fusillé par condamnation le 29 juillet 1942 à Champigneulles (Meurthe-et-Moselle) ; de nationalité italienne ; chaudronnier ; résistant FTPF.

Célibataire, domicilié à Auboué (Meurthe-et-Moselle), Aldo Giagnoni était chaudronnier aux usines d’Auboué. Résistant communiste du groupe du bassin de Briey (Meurthe-et-Moselle) depuis décembre 1941, il intégra l’année suivante les Francs-tireurs et partisans français (FTPF), organisation armée du Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France, mouvement de résistance dirigé par le Parti communiste français (PCF). Il fut arrêté le 3 juin 1942 à Verdun (Meuse) par la police française dans le cadre de l’affaire Pacci. Giovanni Pacci, responsable militaire régional des FTPF, dirigea l’équipe de sabotage de la centrale électrique d’Auboué le 4 février 1942. Cet événement fut suivi de représailles sévères de l’occupant (cent arrestations, soixante-quinze déportations, quinze fusillés), et du démantèlement de l’organisation clandestine communiste, avec l’appui du préfet régional collaborateur Jean Schmidt.
Aldo Giagnoni fut arrêté à la suite de la découverte à Nancy dans la chambre de Narcisse Ippolito de documents le citant nommément. Il fut incarcéré à la prison de Briey puis à la prison Charles-III à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Il fut condamné à mort le 20 juillet 1942 pour « activité terroriste, menées communistes, détention d’armes et d’explosifs » par le tribunal de la Feldkommandantur 591 de Nancy et fusillé le 29 juillet dans la forêt de Haye, au lieu-dit La Malpierre (fonds de Toul), avec neuf de ses camarades : Gaston Fehringer, René Froment*, Orlando Garatoni, Maurice Henry, Marcel Jansen, Bruno Mingarelli, Henri Mougeotte, Pio Passini et Albert Vurpillot.
Il est inhumé au cimetière de Champigneulles (Meurthe-et-Moselle).
Son nom est inscrit sur le monument des fusillés de La Malpierre.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article168732, notice GIAGNONI Aldo par Dominique Tantin, version mise en ligne le 21 décembre 2014, dernière modification le 29 mai 2022.

Par Dominique Tantin

SOURCES : DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Pia Leonetti Carena, Les Italiens du Maquis, Paris, Éd. Mondiales, 1968 (erreur de date de décès). – Notes d’Antonio Bechelloni. – Mémorial GenWeb (affaire Pacci).

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