BAUDON André, Pierre

Par Julien Lucchini

Né le 27 février 1897 à Eysines (Gironde), exécuté sommairement le 1er août 1944 au camp de Souge (Gironde) ; employé à la Banque de France ; résistant, membre du Corps-Franc Marc.

Fils de Pierre Baudon, charcutier, et de Marie Guitard, André Baudon avait épousé Yvonne, Jeanne Dupin, avec qui il eut un enfant. La famille vivait au Vigean à Eysines.

Employé de la Banque de France, il s’engagea auprès de collègues dans la Résistance, diffusa les nouvelles de Radio Londres et aida à l’hébergement de parachutistes britanniques. C’est en mars 1944 qu’il rejoignit le groupe Marc. Avec son épouse, il cacha un dépôt d’armes gigantesque (six tonnes, selon certaines sources) parachuté début juillet 1944 et destiné à armer la Résistance locale. Dénoncé, le couple eut vent de sa probable arrestation imminente et chercha, sans succès, à faire sortir le dépôt d’armes du domicile. Le 27 juillet, à neuf heures du matin, les forces allemandes encerclèrent la maison et les deux époux furent arrêtés, puis emmenés au fort du Hâ (Gironde). Torturé, André Baudon se vit notamment écraser les doigts. Il fut passé par les armes le 1er août suivant, au camp de Souge avec 46 résistants.
Son épouse, déportée à Ravensbrück, y mourut le 25 septembre de la même année.

Le nom d’André Baudon figure sur le mémorial du camp de Souge (Martignas-sur-Jalle, Gironde), sur le monument aux morts d’Eysines, ainsi que sur la stèle commémorative 1939-1945 de Gazinet (Cestas, Gironde). Il a été homologué sergent FFI à titre posthume.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article168815, notice BAUDON André, Pierre par Julien Lucchini, version mise en ligne le 22 décembre 2014, dernière modification le 12 mars 2020.

Par Julien Lucchini

SOURCES : DAVCC, Caen (notes de Thomas Pouty). — Comité du souvenir des fusillés de Souge, Les 256 de Souge, op. cit. — Mémorial GenWeb.

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