BLASQUEZ Blaise

Par Jean-Claude Lahaxe

Né le 6 mars 1929 dans l’Hérault ; militant syndicaliste CGT à Marseille (Bouches-du-Rhône), membre du comité de la fédération communiste et du secrétariat de la fédération UJRF des Bouches-du-Rhône, secrétaire départemental de France-URSS.

Blaise Blasquez est issu du côté paternel d’une famille espagnole venue s’installer en France au début du siècle. Son père fut manœuvre agricole, mineur de fond à Alès dans le Gard, ouvrier agricole dans l’Hérault. La famille de sa mère était venue de Toscane elle aussi au début du siècle. Elle s’installa à Alès. Les garçons partirent pratiquement tous travailler à la mine. La mère de Blaise Blasquez devint femme de ménage. Elle se maria en 1927 à Alès, donnant naissance à un garçon deux ans plus tard. En 1930, la famille vint se fixer à Marseille, ville dans laquelle le père trouva successivement un emploi de chauffeur livreur, puis d’ajusteur dans la réparation navale.
Blaise Blasquez était membre des Jeunesses communistes en 1944. Il participa aux activités de la cellule communiste de la Cabucelle (Marseille) sans être encore membre du parti. Lors de la Libération, il participa à l’accueil des prisonniers français rapatriés par Odessa, au renflouement et à la remise en état des navires sabordés dans le port ainsi qu’à des actions de reconstruction dans la ville. Demi-ouvrier ajusteur en 1946, Blaise Blasquez obtint son CAP de tourneur en décembre 1947 et trouva un emploi à l’Atelier Phocéen de Réparation Navale (APRN) situé au Cap Pinède sur le port de Marseille.
Blaise Blasquez adhéra au Parti communiste en juin 1947 en réaction à l’éviction du gouvernement des ministres communistes. Militant dans la cellule de son entreprise, il fut l’un des « 51 » jeunes marseillais qui se rendirent en délégation à Paris en novembre 1947. Il participa ensuite à la reconstitution du syndicat dans son entreprise à la suite du licenciement des anciens responsables.
Devenu membre du bureau fédéral de l’UJRF dès 1948, Blaise Blasquez participa à ce titre au Festival de la jeunesse à Budapest en août 1949 au cours duquel il rencontra les délégués vietnamiens. Revenu à Marseille, il déploya une grande activité contre la guerre d’Indochine, en particulier lors de la manifestation du 10 janvier 1950 sur La Canebière. Cet engagement causa son licenciement ainsi que d’énormes difficultés pour retrouver du travail jusqu’au mois de mai de l’année suivante. En octobre 1950, Blaise Blasquez suivit les cours de formation destinés aux cadres des organisations de jeunesse dispensés par l’école centrale du parti à Viroflay (Yvelines). Il y rencontra sa future épouse Monique, la sœur de Raymonde Dien. Le jeune couple s’établit à Tours (Indre-et-Loire) en juin 1951. Blaise Blasquez travailla deux mois dans le bâtiment, puis dans l’entreprise Guilbot (construction de machines à laver industrielles) où il créa une section syndicale CGT.
Blaise Blasquez revint à Marseille en janvier 1952. Embauché aux Chantiers et Ateliers de Provence, il milita dans la cellule de cette entreprise avant d’entrer au bureau de section dont dépendaient les militants des CAP. Licencié à la suite d’une grève en février 1953, Blaise Blasquez travailla dans le bâtiment, l’électricité navale et enfin chez Excelsior (mécanique et réparation navale) où il resta de 1953 à 1964, passant ensuite à la SNCM jusqu’au moment de sa retraite en 1989.
Secrétaire fédéral UJRF de 1949 à 1951, Blaise Blasquez cessa ses activités au sein de ce mouvement en 1953. Il partagea alors ses activités entre France-URSS dont il fut secrétaire départemental de 1952 à 1957 et ses responsabilités au sein du Parti communiste. Il milita dans la cellule de son entreprise ainsi qu’à la section de Saint-Gabriel. De 1960 à 1966, il participa en outre aux activités de la section des Crottes et de la Cabucelle avant de se consacrer entièrement à la cellule de son entreprise.
Blaise Blasquez demeura membre du comité fédéral du congrès de 1962 à celui de 1968, siégeant à la commission financière en 1966. Il entra au bureau du syndicat CGT du personnel sédentaire de la SNCM à la suite des grèves de 1968. En 1970, il devenait secrétaire de ce syndicat, responsabilité qu’il allait exercer durant quinze ans. Il allait en outre participer à la création du syndicat national des personnels sédentaires CGT dont il fut pendant cinq ans le trésorier.
Depuis 1989, Blaise Blasquez milite à la section communiste de La Ciotat dans les Bouches-du-Rhône.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article16890, notice BLASQUEZ Blaise par Jean-Claude Lahaxe, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 20 octobre 2008.

Par Jean-Claude Lahaxe

SOURCES : Arch. cent., listes établies lors des congrès de la fédération du communiste des Bouches-du-Rhône de 1962, puis de 1964 à 1968. Arch. cent., décisions du Secrétariat du 6 novembre 1950)- La Marseillaise, 20 janvier, 26 février 1950, 21 janvier (photo) 1951, 16 juin 1952, 22 juin 1953, 17 mars 1954, 8 septembre 1955, 3 décembre 1956. — Déclarations effectuées par le militant les 2 décembre 1996 et 15 mars 1997.

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