LALLIER Daniel, Albert

Par Jacques Defortescu

Né le 8 février 1938 à Tours (Indre-et-Loire) ; mort le 22 mai 2019 à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) ; ajusteur Renault ; syndicaliste CGT chez Renault Cléon (Seine-Martime) ; militant communiste, dirigeant de la fédération de Seine-Maritime ; conseiller municipal de Petit-Quevilly (Seine-Maritime) de 1977 à 1983, conseiller régional de Haute-Normandie de 1982 à 1988.

Daniel Lallier
Daniel Lallier
Photo de Jacques Defortescu

Le père de Daniel Lallier, Louis Baptiste Lallier, était paysan métayer d’une petite exploitation, sa mère Julie Louise était sans profession. Daniel Lallier fut le dernier enfant d’une fratrie de douze (cinq sœurs et six frères). Son éducation religieuse se limita au catéchisme et s’arrêta à la communion solennelle. Après avoir passé son certificat d’études primaires, puis un CAP d’ajusteur en 1956 à l’école d’apprentissage de la poudrerie nationale du Ripaud (Indre-et-Loire), il travailla dans plusieurs entreprises de la métallurgie à Tours. En septembre 1957 il fut embauché comme jeune professionnel à l’usine Renault de Billancourt.

En 1958 il fut appelé sous les drapeaux. Il fit quatre mois de classe dans les chasseurs à pied, à Tours, puis il rejoignit l’école militaire de Saint-Maixent. Il embarqua pour l’Algérie en mars 1959, direction Nedroma, un petit village près de Marnia dans l’Oranais où était basé l’État-major du 64e régiment d’infanterie de marine. Il fut libéré en juillet 1960. Il retrouva alors son emploi d’ajusteur à l’usine Renault de Billancourt.

En 1961, il demanda sa mutation à l’usine de Cléon en Seine-Maritime où après l’usinage et le montage des boîtes de vitesse, la Régie nationale des usines Renault (RNUR) installait la fabrication des moteurs. Il participa au montage des premières machines automatisées dites « machines transfert ».

Daniel Lallier adhéra à la CGT en 1961 et devint membre du secrétariat du syndicat CGT de Renault Cléon de 1962 à 1967. Il fut délégué du personnel, délégué au comité d’entreprise et membre du comité central d’entreprise de la RNUR.

Daniel Lallier participait à toutes les manifestations pour la paix en Algérie. En 1962 il adhéra au parti communiste français au moment où celui-ci menait campagne pour le « Non » au référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel et appelait la gauche à se rassembler avec le mot d’ordre « marchons côte à côte et frappons ensemble ! »

Secrétaire de la section communiste d’Elbeuf de 1962 à 1967, il anima la création de la cellule communiste de l’usine Renault et son journal Le moteur et la boîte.
Il devint permanent politique à la fédération du PCF en septembre 1967, comme secrétaire de la section Rouen-gauche puis secrétaire du Comité de ville de Rouen. En 1968 il fut élu au comité fédéral du PCF de Seine-Maritime puis au bureau fédéral en 1970. Il milita alors aux côtés de Roland Leroy , Henri Levillain et Jean Malvasio. Il fut tout à tour trésorier de la fédération, responsable de la diffusion de la presse communiste, du travail des communistes en direction et à l’intérieur des entreprises, responsable de l’organisation et du renforcement du parti en Seine-Maritime et membre de la commission nationale d’organisation, et enfin responsable départemental des élus communistes et des élections.Il fut également le gérant de l’imprimerie du PCF de Seine-Maritime, EDIP à Saint Étienne du Rouvray de 1972 à 1998, qui éditait notamment L’avenir de Seine-Maritime et précédemment Les Nouvelles de Seine-Maritime.

Daniel Lallier adhéra à la FNACA en 2001.

Il épousa Marie-Agnès Jouvin le 15 juillet 2006. Il avait deux enfants issus d’un premier mariage.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article169017, notice LALLIER Daniel, Albert par Jacques Defortescu, version mise en ligne le 26 décembre 2014, dernière modification le 2 avril 2021.

Par Jacques Defortescu

Daniel Lallier
Daniel Lallier
Photo de Jacques Defortescu

SOURCES : Entretien avec Daniel Lallier en octobre 2014. — Renseignement fournis par Claude Bouvignies.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément