BLANC Joseph, Esprit, Léon

Par Jean-Marie Guillon

Né le 23 avril 1918 à Beaumes-de-Venise (Vaucluse), abattu le 28 février 1944 à Monieux (Vaucluse) ; maquisard Armées secrète (AS).

Résistant originaire de Carpentras (Vaucluse), Joseph Blanc dont le prénom d’usage était Léon avait rejoint le Maquis Ventoux. Son nom et sa fausse identité apparaissent sur la liste des maquisards de cette formation sans qu’un correspondant soit précisé comme pour la plupart des autres maquisards. Pour son parrainage, il est simplement indiqué : Carpentras. Léon Blanc est dit aussi membre du Groupe franc Kléber, appartenance qui est contesté dans l’étude suspicieuse (et inédite) que Pierre Bonvallet a consacrée au Maquis Ventoux. Dans ce travail contestable, il fait de Léon Blanc le chef d’un groupe aux activités délictueuses et dont auraient été membres René Attard* et Félix Arwas*, deux Britanniques d’origine égyptienne, membres eux aussi du Maquis Ventoux. C’est eux qu’il transportait, venant de Sault (Vaucluse), dans une voiture qui tomba en panne route de la Gabelle, vers le col des Abeilles (commune de Monieux). Les trois hommes revenaient d’une ferme où ils avaient trouvé assistance lorsqu’ils furent surpris en début d’après-midi par des éléments de la 8e compagnie Brandebourg revenant d’Izon-la-Bruisse (Drôme) où Bruno Razzoli* avait été exécuté. Léon Blanc fut abattu à coups de mitraillette. Les deux Britanniques, faits prisonniers, furent transférés à Villeneuve-lès-Avignon (Gard), siège de l’état-major de la 8e compagnie et exécutés non loin aux Angles (Gard), le soir même. Le corps de Léon Blanc, criblé de balles de mitraillette, fut découvert le lendemain. Il fut inhumé au cimetière de Beaumes (Vaucluse). Il reçut le mention "Mort pour la France."
Une stèle a été érigée à sa mémoire sur les lieux du drame.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article169037, notice BLANC Joseph, Esprit, Léon par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 26 décembre 2014, dernière modification le 8 octobre 2021.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCES : SHD 28 P 6 189, liste de maquisards. ⎯ Arch. dép. Vaucluse 3 W 20 (rapport mensuel de gendarmerie). — Mémoire des Hommes Caen DAVCC 21 P 24146 et SHD Vincennes GR 16 P 62757 (nc).— site anacrvaucluse.fr. ⎯ Musée d’histoire Jean Garcin, dossier Maquis Ventoux, fonds Pierre Bonvallet, boite 95. ⎯ Claude Arnoux, Maquis Ventoux, quelques pages de la Résistance en Vaucluse, Avignon, Les Presses Universelles, 1974. ⎯ Association des amis du Musée de la Résistance et de la Déportation, La mémoire gravée. Monuments, stèles et plaques commémoratifs de la Seconde Guerre mondiale dans le département de Vaucluse, Fontaine-de-Vaucluse, Musée d’Histoire, 2002.⎯ Jean-Paul Jouval, Mémorial des victimes des communes du canton d’Apt. Seconde Guerre mondiale, Indochine, Algérie, Apt, Le Souvenir français, 2017, p. 109.

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