FABRE Henri, Louis, Léon

Par Jean-Marie Guillon

Né le 18 novembre 1906 à Bras (Var), exécuté le 14 juillet 1944 à Cadenet (Vaucluse) ; commerçant ; chef de groupe Armée secrète (AS)-Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

Bras (Var), rue Henri Fabre
Bras (Var), rue Henri Fabre

Fils d’Henri Fabre, agriculteur à Bras, près de Brignoles (Var), et de Marie Gauthier, marié à Marie Rebuffat, père de deux enfants, Henri Fabre gérait un commerce à Lambesc (Bouches-du-Rhône). Résistant, chef d’un groupe de l’AS, ayant sans doute participé à la mobilisation résistante qui a suivi le 6 juin 1944 et dont la conclusion avait été particulièrement tragique dans le secteur (une centaine de mort), il fut arrêté par les Allemands et les éléments de la 8e compagnie de la Division Brandebourg (groupe Heinrich), dans la nuit du 10 au 11 juillet 1944, avec sept autres habitants de la localité et emprisonné à l’hôtel Splendid, siège de la 8e compagnie, à Cavaillon (Vaucluse). Alors que l’unité se rendait en expédition contre le maquis de Lourmarin (Vaucluse), il fut fusillé le 14 juillet 1944 au petit matin avec huit prisonniers, dont trois autres Lambescois arrêtés avec lui (Abel Allemand, Augustin Gay et Lucien Roustan) au pont du fossé de l’Argent, quartier des Cougneaux, non loin du village de Cadenet (Vaucluse). L’un des prisonniers, Jean Boyer, parvint à s’échapper et témoignera plus tard des circonstances de l’exécution.

Il fut homologué comme sergent FFI et reçut la Médaille de la résistance à titre posthume. Une rue de Bras (Var), son village natal, porte son nom.

Il obtint le titre de « Mort pour la France ».

Voir Site d’exécution de Cadenet

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article169082, notice FABRE Henri, Louis, Léon par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 26 décembre 2014, dernière modification le 14 juillet 2021.

Par Jean-Marie Guillon

Bras (Var), rue Henri Fabre
Bras (Var), rue Henri Fabre
Cadenet, monument aux fusillés du 14 juillet 1944
Cadenet, monument aux fusillés du 14 juillet 1944

SOURCES : Arch. dép. Gard, 3 U 7 252 (cour de justice de Nîmes, dossier Paolino). ⎯ Site Internet Mémoire des Hommes. — presse locale (La France 19 octobre 1944). — Madeleine Baudoin, Témoins de la Résistance en région R2, Aix-en-Provence, thèse d’Histoire, Université de Provence, 1977. — Éric Roche, « Le Maquis de Sainte-Anne 6-12 juin 1944. Recueil », 2012 (site maquis-sainteanne.fr). — Guillaume Vieira, La répression de la Résistance par les Allemands à Marseille et dans sa région (1942-1944), Aix-en-Provence, thèse d’histoire, Université d’Aix-Marseille, 2013. — État civil.

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