SAULEIROL Maurice

Par Jean-Marie Guillon

Né le 19 janvier 1922 à Lourmarin (Vaucluse), massacré par les troupes allemandes le 20 juillet 1944 à Robion (Vaucluse) ; agriculteur ; résistant.

Robion (Vaucluse), monument aux résistants exécutés
Robion (Vaucluse), monument aux résistants exécutés

Fils de Georges Sauleirol et d’Amélie Bory, célibataire et cultivateur à Lourmarin, réfractaire au Service du travail obligatoire (STO) et très probablement participant à la Résistance ou en contact avec elle, Maurice Sauleirol fut arrêté par des hommes de la 8e compagnie Brandebourg le 14 juillet 1944 et conduit à Cavaillon (Vaucluse). Son corps fut retrouvé dans le charnier de Robion, au quartier Saint-Jullian, à la périphérie du village, le 15 septembre 1944 avec huit autres corps dans une fosse et un autre dans une fosse à part. Certaines des victimes furent enterrées alors qu’elles étaient encore vivantes. Ces résistants ou otages avaient été extraits le 19 juillet au soir de l’hôtel Splendid où ils étaient enfermés, et sans doute exécutés le lendemain, 20 juillet 1944, par les hommes des groupes Sohn et Heinrich, qui accompagnaient une colonne allemande partie du village proche des Taillades (Vaucluse) où se trouvait le commandement du 85e corps d’armée allemand (groupement Kniess) dont dépendait la compagnie Brandebourg. Cette colonne se rendit ensuite dans les Alpes-de-Haute-Provence pour attaquer le maquis de Bayons.
Une stèle fut érigée au cimetière de Lourmarin à sa mémoire et celle du maquisard René Soulier* exécuté en même temps que lui.

Voir Site d’exécution Robion (Vaucluse)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article169137, notice SAULEIROL Maurice par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 27 décembre 2014, dernière modification le 21 février 2022.

Par Jean-Marie Guillon

Robion (Vaucluse), monument aux résistants exécutés
Robion (Vaucluse), monument aux résistants exécutés

SOURCES : Arch. dép. Gard, 3 U 7 252 (cour de justice de Nîmes, dossier Paolino). ⎯ Arch. dép. Vaucluse 4 W 988. ⎯ Arch. privées, fonds Pétré, Livre noir pour la XVe Région, Service des recherches de crimes de guerre ennemis, 4 juillet 1945. ⎯ Association des amis du Musée de la Résistance et de la Déportation, La mémoire gravée. Monuments, stèles et plaques commémoratifs de la Seconde Guerre mondiale dans le département de Vaucluse, Fontaine-de-Vaucluse, Musée d’Histoire, 2002. ⎯ Aimé Autrand, Le département du Vaucluse de la défaite à la Libération : mai 1940-25 août 1944, Avignon, Éd. Aubanel, 1965. ⎯ Madeleine Baudoin, Témoins de la Résistance en R2, intérêt du témoignage en histoire contemporaine, Aix-en-Provence, thèse d’Histoire, Université de Provence (Aix-Marseille I), 1977. ⎯ Éric Roche, « Le Maquis de Sainte-Anne 6-12 juin 1944. Recueil », 2012 (site maquis-sainteanne.fr).⎯ Guillaume Vieira, La répression de la Résistance par les Allemands à Marseille et dans sa région (1942-1944), Aix-en-Provence, thèse de doctorat, Université d’Aix-Marseille, 2013.

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