ROUX Gustave, Étienne

Par Jean-Marie Guillon

Né le 7 mai 1902 à Sault (Vaucluse), exécuté sommairement le 11 août 1944 par les troupes allemandes à Sault ; agriculteur ; membre de la SAP (Section des atterrissages et des parachutages),

Fils de Benoît Roux et de Célina Vial, célibataire, Gustave Roux a d’abord été ouvrier agricole avant de s’établir comme exploitant agricole à Sault en 1922. Il exploitait la ferme familiale du Castellet, près du hameau de Saint-Jean-de-Sault, avec son frère et sa sœur. Membre de la SAP depuis le 15 septembre 1943 immatriculé AC 154, il avait participé à l’homologation de terrains de parachutage dans la région et aménagé du 25 au 29 septembre 1943 l’important terrain d’atterrissage Spitfire, attenant à sa ferme et servi par toute la famille. Lui même participait au ravitaillement des maquis, y convoyait des réfractaires. Il dirigeait un groupe de protection des parachutages et avait contribué au transport des armes. Une opération pick-up eut lieu sur Spitfire dans la nuit du 10 au 11 août 1944. D’importantes personnalités de la Résistance – le futur préfet de Paris Charles Luizet, le commissaire régional de la République dans le Nord, Francis-Louis Closon (qui témoignera de ce drame), etc. -, y furent déposées et des aviateurs alliés abattus dans la région récupérés. Mais la ferme du castellet fut attaquée au petit matin par les Allemands. Gustave Roux, Jean Fautrero et Léon Blanc qui étaient en train de distiller la lavande furent abattus en tentant fuir. Son frère et plusieurs coupeurs de lavande qui travaillait pour eux purent fuir. Une stèle fut érigée sur les lieux du drame.
Gustave Roux, considéré comme chargé de mission de 3e classe, fut homologué comme sous-lieutenant à titre posthume le 8 mai 1947. Il reçut la mention « Mort pour la France ».

Voir Site d’exécution Sault (Vaucluse)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article169165, notice ROUX Gustave, Étienne par Jean-Marie Guillon , version mise en ligne le 27 décembre 2014, dernière modification le 3 septembre 2019.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCES : Site internet Mémoire des Hommes. ⎯ Arch. privées, fonds Pétré, Livre noir pour la XVe Région, Service des recherches de crimes de guerre ennemis, 4 juillet 1945. ⎯ Claude Arnoux, Maquis Ventoux, quelques pages de la Résistance en Vaucluse, Avignon, Les Presses Universelles, 1974. ⎯ Association des amis du Musée de la Résistance et de la Déportation, La mémoire gravée. Monuments, stèles et plaques commémoratifs de la Seconde Guerre mondiale dans le département de Vaucluse, Fontaine-de-Vaucluse, Musée d’Histoire, 2002. ⎯ Aimé Autrand, Le département du Vaucluse de la défaite à la Libération : mai 1940-25 août 1944, Avignon, Éd. Aubanel, 1965. ⎯ Francis-Louis Closon, Le temps des passions. De Jean Moulin à la Libération 1943-1944, Paris, Presses de la Cité, 1974, p. 220-221. ⎯ Serge Issautier, La Résistance en Vaucluse, documents et témoignages, Avignon, CDDP, recueil n°8, 1980. ⎯ Fernand Jean, J’y étais. Récits inédits sur la Résistance au pays d’Apt, Cavaillon, Association des médaillés de la Résistance du Vaucluse, 1997. ⎯ Jean-Paul Jouval, Mémorial des victimes des communes du canton d’Apt. Seconde Guerre mondiale, Indochine, Algérie, Apt, Le Souvenir français, 2017, p. 254-255. — Vaucluse 44, l’année de la liberté retrouvée. Aspects de la Résistance et de la Libération, Avignon, ONAC-Mission du 60e anniversaire des Débarquements et de la Libération de la France-Département du Vaucluse, 2004.

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