GUELTON Jean

Par René Vandenkoornhuyse

Né le 8 octobre 1921 à Gondecourt (Pas-de-Calais), pendu le 3 mars 1944 au fort de Breendonk (Belgique) ; résistant FTPF du Pas-de-Calais.

Jean Guelton naquit à Gondecourt où il exerça la profession de boucher . Berthe Wallyn nous apprend « j’étais fiancée avec Monsieur Jean Guelton … Il habitait le même immeuble que Mme Allier couturière 72 Rue Nationale à Lille, amie de Robert Piquot…. J’ai connu Jean Guelton au début de 1943 depuis longtemps il était l’ami de Robert Piquot et il avait confiance en lui ». Selon les déclarations de Mme Bulté Léona Vve Allier « Piquot et Guelton se connaissaient. En effet peu après l’arrivée de Guelton dans l’immeuble, je l’ai montré à Piquot en lui disant que c’était un nouveau locataire, mais ils ont ri tous les deux ils se sont serré la main, Piquot m’a dit qu’ils avaient travaillé ensemble à Bellevue » .Jean Guelton fréquentait la « petite chaumière », c’est probablement là que Piquot fit le lien entre Guelton et Gaston Lelong.
Résistant FTP, Jean Guelton participait avec Raymond Demeulemester, Lucien Destailleur , Léon Fayolle, Alphonse Mann,le Docteur André Croquelois, Charles Sauvage, Emile Allain , Gaston Lelong, Rémy Pillard, Albert Nabor, Clémént Debrenne au passage et transport d’armes achetées en Belgique (pièce 178 et 180), et à de nombreux coups de main avec le détachement 2402 « Félix Cadras » qu’il rejoignit lorsqu’une grosse partie de ce détachement quitta Boulogne et se réfugia à Lille. Il participa le 4 décembre 1943 à l’exécution d’un sous- officier allemand le long du canal entre Houpline et Gondecourt avec Gaston Lelong, Rémi Pillard et Clément Debrenne ainsi qu’à l’attaque de la perception de Phalempin le 29 décembre 1943. La veille de l’arrestation de Jean Guelton, le 21 Janvier 1944, Robert Piquot lui demanda son révolver, Jean Guelton refusa de le lui donner. Le lendemain, à 6 heures du matin la Gestapo frappait à la porte de l’immeuble et commençait à la défoncer, c’est le mari de Mme Allier qui alla ouvrir à la police allemande. Et toujours selon les déclarations de Berthe Wallyn (pièce 148) « Peu de temps avant son arrestation, mon fiancé avait été prévenu par un de ses amis, André Desturs, inspecteur de la sûreté, de se méfier de Robert Piquot, il l’avait fait suivre et s’était aperçu que Robert Piquot s’était rendu trois fois dans la même journée à la Kommandantur au 229 boulevard de la liberté … Je vu mon fiancé deux fois durant son incarcération et à chaque fois il me déclara qu’il avait eu tort d’avoir confiance en Robert Piquot et que c’était ce dernier qui l’avait dénoncé. »
Tous les résistants du détachement ont été dénoncés par Robert Piquot, agent de L’ABWER. Jean Guelton fut condamné à mort par un tribunal de guerre allemand l’oberfeldkommandantur 670 le 14 février 1944. Avec cinq de ses camarades, il fut pendu le 3 mars 1944 au fort de Breendonk en Belgique. (Voir Gaston Lelong)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article169617, notice GUELTON Jean par René Vandenkoornhuyse, version mise en ligne le 8 janvier 2015, dernière modification le 3 janvier 2021.

Par René Vandenkoornhuyse

SOURCES : Archives départementales du Pas de Calais à Dainville (31w12). — Arch. Dép. Nord, Lille, 9w726. — Robert Chaussois, Calais au pied du mur Mars 1943 à Janvier 1944, SA imprimerie centrale de l’ouest, la Roche sur Yon. — Jean-Marie Fossier, Zone Interdite Nord Pas-de-Calais , imprimé à Lens (62) dans les ateliers d’I.P.C pour le compte de la F.N.D.I.R.P. — Archives départementales de Lille, Procès de « la petite chaumière » (9w1075). -Les pièces citées en référence sont extraites du procès de la petite Chaumière. — État Civil.

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