ROCHE Georges, Paul

Par Jacques Girault

Né le 5 janvier 1927 à Paris (XVIe), mort le 27 février 2002 à Marseille (VIIIe arr., Bouches-du-Rhône) ; professeur ; militant du SGEN ; militant du PSU.

Georges Roche (crane rasé) lors d’une manifestation en mai-juin 1968
Georges Roche (crane rasé) lors d’une manifestation en mai-juin 1968
à gauche de Thiellay, responsable du SGEN, tenant la banderole « CFDT. Éducation nationale et recherche ». A droite de Thiellay, avec cravate, Quinquis, militant du SGEN. La photo a été prise par un militant de la CFDT, François Hartmann.

Fils d’un ingénieur des Arts et Métiers (sa mère, indiquée “sans profession“ sur le registre d’état civil, devint professeur), Georges Roche, étudiant à la Sorbonne, devint lecteur à l’Université de Fribourg (Allemagne) de 1949 à 1951. Titulaire du CAPES en 1952, il commença sa carrière de professeur d’allemand à Hirson (Aisne) puis, après avoir réussi à l’agrégation d’allemand en 1958, devint professeur au lycée Marcel Pagnol à Marseille. Chargé du cours de télé-enseignement à la Faculté des Lettres d’Aix-en-Provence de 1964 à 1969, il fut nommé assistant à la Faculté des Lettres de Tours (Indre-et-Loire) en 1969.

En 1971, il soutint une thèse de troisième cycle sur « la Fédération des industries chimiques du DGB (IG Chemie) en Allemagne fédérale allemande. Historique et problèmes actuels » puis en 1971 une thèse d’État, « Idéologie politique et syndicale des ingénieurs allemands de la période weimarienne à la lumière du Bund Angestellter Chemiker und Ingenieure » (Université de Paris X-Nanterre). À partir de 1970, il enseigna à la faculté des lettres de Grenoble III (Mendès France) jusqu’à sa retraite en 1990.

Georges Roche se maria uniquement civilement en juin 1955 à Vanves (Hauts-de-Seine) avec une étudiante. Le couple eut un fils, se sépara en 1961 et divorça. Roche se remaria en octobre 1963 à Marseille avec une professeur. Le couple eut un fils.

Ayant commencé son service militaire dans la Marine nationale en 1954, il participa aux attaques contre Port Saïd en 1956, puis fut affecté en Algérie, « expérience fondatrice » qui le marqua fortement.

Militant du Syndicat général de l’Éducation nationale, Roche était secrétaire de la section syndicale de son lycée dans les années 1960. Il continua à militer au SGEN quand il passa dans l’enseignement supérieur.

Militant de l’Union de la Gauche socialiste, Roche adhéra au Parti socialiste unifié dès sa formation en avril 1960. En 1968, il fut candidat suppléant du PSU aux élections législatives dans la troisième circonscription de Marseille (2 et 7emes arrondissements). A partir des années 1980, il soutenait activement les militants de “Lutte ouvrière“.

Les époux Roche habitaient l’immeuble construit par Le Corbusier, boulevard Michelet à Marseille et participaient à la vie sociale de cet ensemble.

Georges Roche publia des articles dans Allemagne d’aujourd’hui, dans La Revue d’Allemagne, Etudes germaniques. Après son départ à la retraite, il se rendait à Berlin au moins deux fois par an. Il avait notamment des contacts réguliers, dès avant la réunification de l’Allemagne, avec des membres de l’opposition démocratique de République démocratique allemande, avec l’équipe de Neues Forum. Il rencontrait régulièrement la rédaction de Freitag, des militants “Verts, die Grünen“, des psychothérapeutes et psychiatres alternatifs. Il s’était beaucoup intéressé aux programmes pédagogiques du Brandebourg. Il se tournait de plus en plus vers la littérature, lisait les jeunes auteurs (Ingo Schulze, Angela Krauss...) et projetait d’écrire un livre sur Christoph Hein, auteur auquel il avait consacré cours et conférences.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article170276, notice ROCHE Georges, Paul par Jacques Girault, version mise en ligne le 2 février 2015, dernière modification le 29 mars 2021.

Par Jacques Girault

Georges Roche (crane rasé) lors d'une manifestation en mai-juin 1968
Georges Roche (crane rasé) lors d’une manifestation en mai-juin 1968
à gauche de Thiellay, responsable du SGEN, tenant la banderole « CFDT. Éducation nationale et recherche ». A droite de Thiellay, avec cravate, Quinquis, militant du SGEN. La photo a été prise par un militant de la CFDT, François Hartmann.
Georges Roche.
Georges Roche.

SOURCES : Arch. Nat., 581AP 101. — Renseignements fournis par Anne Roche, son épouse.

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