LACOUR Gabriel [pseudonyme dans la résistance : L’Aigle]

Par Annie Pennetier

Né le 5 décembre 1897 à Peschadoires (Puy-de-Dôme), exécuté sommairement le 20 décembre 1943 au stand de tir du 92e RI à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ; ingénieur ; tenancier de café ; résistant FFI au sein de Franc-Tireur.

Gabriel Latour était le fils de Georges Lacour, aubergiste et Annette Maréchal.
Engagé volontaire pour la durée de la guerre le 19 janvier 1916 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) dans l’Aviation, il obtint les grades successifs : caporal, escadrille léotard 46 ; sous-officier mécanicien le 29 mai 1918 et les citations et décorations suivantes : Croix de guerre, 2 citations, médaille campagne 14-18, médaille interalliée.

Gabriel Lacour se maria le 20 novembre 1920 à Athis-Mons (Seine-et-Oise, Essonne) avec Pauline Thereyzol, puis se remaria le 13 octobre 1930 à Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) avec Clotilde Marie Charles, née le 19 septembre 1904 à Paris (VIe arr.), couturière. Ils avaient deux enfants : Anne-Marie née le 18 avril 1930 à Ivry-sur-Seine, et Jacques né le 12 avril 1931 à Saïgon (Indochine, Viet-Nam).

Bien qu’ingénieur il tenait le café des Châtaigniers à Beaumont (Puy-de-Dôme) au moment de l’Occupation. Il rejoignit la Résistance au sein de la formation Franc-Tireur, groupe Sylvestre, à Beaumont. Il a appartenu selon son dossier de résistant au Réseau Mithridate (date d’entrée juin 1942), comme lieutenant, P1 le 1er janvier 1943, P2 le 2 novembre 1943.
En mars 1943 ou le 16 juillet 1943, il fut nommé par M. Balleray, délégué général Zone Sud du GRRF, responsable principal de plusieurs groupes (effectif 130 hommes)
Au retour d’une mission au maquis de Saint-Dié et suite à dénonciation, Gabriel Lacour fut arrêté par le SD avec son épouse le 2 novembre 1943 au Café des Châtaigniers puis interné à la prison militaire allemande au 92e RI à Clermont-Ferrand.

Il fit partie des vingt patriotes « morts pour la France » qui ont été fusillés au stand de tir du 92 e RI, à Clermont-Ferrand, le 20 décembre 1943, après avoir été torturés. Une répression qui faisait suite à la rafle dite de Billom qui a eu lieu quatre jours plus tôt.
Madame Lacour fut déportée, puis libérée le 5 mai 1945 à Holleischen après avoir été tout d’abord à Ravensbrück (son prénom est écrit Clothilde) . C’est à son retour qu’elle a identifié le corps de son mari.
Il a été reconnu Mort pour la France et homologué sous-lieutenant FFI avec prise de rang le 1er novembre 1943 (JO du 21 janvier 1947) puis lieutenant par décret du 13 novembre 1947 (JO 14 novembre 1947) avec le titre d’ interné résistant DIR (29 novembre 1957). Le 17 septembre 1952 il a reçu à titre posthume la carte de combattant volontaire de la Résistance (CVR).

Le nom de Gabriel Lacour est gravé sur les monuments aux morts de Beaumont et de Peschadoires.

Les fusillés de la nuit du 20 au 21 décembre 1943 sont : Pierre Barnier, Roger Bonnet, Gaston Bonniol, Louis Cornuéjouls, René Coudert, Jean-Baptiste Delavet, Bruno Einstein, Lucien Erny, André Jaffeux, Gabriel Lacour,, Jean Laroche, Armand Léoty, Jacques Meunier, Jean Perrain, Paul Picard, François Pradier, Pierre Pottier, Paul Sabatier, Roger Sommevialle et François Vaure.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article170374, notice LACOUR Gabriel [pseudonyme dans la résistance : L'Aigle] par Annie Pennetier, version mise en ligne le 5 février 2015, dernière modification le 12 avril 2020.

Par Annie Pennetier

SOURCES  : AVCC Caen, AI 1Mi 28 non consulté) .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 2546 W 6836. Dossier attribution carte CVR pour Gabriel Lacour.— SHD Vincennes GR 16 P 32578 (notes de Geneviève Launay) . — Notes de Jean Darracq. —Fondation pour la Mémoire de la Déportation, livre Mémorial.— Manuel Rispal Billom 1941-1943, Éditions Authrefois, 2013 .— État-civil Peschadoires.

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