SABATIER Paul, Théodore [pseudonyme dans la résistance : Philippe]

Par Annie Pennetier

Né le 7 mars 1912 à Glaine-Montaigut (Puy-de-Dôme), fusillé sommaire au stand de tir de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) le 20 décembre 1943 ; boucher ; résistant au sein des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et de l’Armée Secrète.

Portrait de Paul Sabatier sur sa tombe

Fils d’Antoine et de Annette, née Coissard, Paul Sabatier se maria avec Juliette Meunier le 14 juin 1937 à Lussat (Puy-de-Dôme). Le couple était domicilié à Ravel et avait deux enfants. Il exerçait le métier de boucher-charcutier.
Mobilisé en 1939, il fut renvoyé dans ses foyers en juillet 1940, retrouvant son activité de boucher jusqu’au jour de son arrestation.
Il eut un rôle actif dans le premier groupe de Résistants de Ravel (Puy-de-Dôme), rattaché à la zone de guérilla de Billom. C’est dès 1941 qu’il aurait rejoint l’Armée Secrète, devant chef de trentaine à Ravel-Moissat, sous le nom de Philippe. Chargé du recrutement, il a également participé à l’enquête sur la dénonciation concernant du personnel militaire replié à Saint-Jean-d’Heurs, il a organisé et participé à des coups de mains de son groupe de répartition de matériel parachuté, il a hébergé des français recherchés par le SD. Il aurait participé à l’évasion du Maréchal de Lattre de Tassigny à Riom. Le numéro d’immatriculation de sa voiture fut signalé à la police lors d’une mission mais il bénéficia d’un non-lieu grâce à la complicité du magistrat qui appartenait à la Résistance.
Il fut arrêté le 16 décembre 1943, dans sa commune de Ravel dans le cadre de la grande rafle du SD qui toucha 17 communes du secteur de Billom. Il fut interné à la prison allemande du 92ème régiment d’infanterie de Clermont-Ferrand.
Paul Sabatier fit partie des vingt patriotes « morts pour la France » qui ont été fusillés au stand de tir du 92 e RI, à Clermont-Ferrand, le 20 décembre 1943, en représailles de l’attaque de l’Hôtel du Globe de Clermont-Ferrand par les FTP du groupe Gabriel Péri.
A titre posthume, il a été homologué FFI au grade de lieutenant comme membre du 1er Corps Franc d’Auvergne du 1er janvier 1942 (ou 1943 selon les sources) au 20 décembre 1943. Il fut également homologué déporté interné résistant (DIR), avec la médaille de la Résistance (JO 20/10/1945).

Les autres fusillés de la nuit du 20 au 21 décembre 1943 sont : Pierre Barnier, Roger Bonnet, Gaston Bonniol, Louis Cornuéjouls, René Coudert, Jean-Baptiste Delavet, Bruno Einstein, Lucien Erny, André Jaffeux, Gabriel Lacour, Jean Laroche, Armand Léoty, Jacques Meunier, Paul Picard, François Pradier, Pierre Pottier, Paul Sabatier, Roger Sommevialle et François Vaure.

Le nom de Paul Sabatier est inscrit sur la plaque commémorative du stand de tir du 92e, et sur les monuments aux morts de Ravel et de Glaine-Montaigut.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article170383, notice SABATIER Paul, Théodore [pseudonyme dans la résistance : Philippe] par Annie Pennetier, version mise en ligne le 5 février 2015, dernière modification le 9 juillet 2021.

Par Annie Pennetier

Portrait de Paul Sabatier sur sa tombe

SOURCES : SHD Vincennes GR 16 P 528948. — Arch. dép. du Puy-de-Dôme, 2546 W 781. Dossier carte de Résistant pour Paul Sabatier .— Arch. dép. du Puy-de-Dôme 908 W 98 et 908 W 145. Enquêtes pour crimes de guerre. Billom et fusillés du 92 RI .— Manuel Rispal, Billom 1941-1943, Éditions Authrefois, 2013 . — Notes de Jean Darracq. — Mémorial GenWeb .— État civil.

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