ROLLANDIN Charles, Émile

Par Jacques Girault

Né le 26 décembre 1940 à Rives (Isère) ; instituteur puis psychologue scolaire ; militant communiste ; adjoint au maire de Saint-Martin d’Hères (Isère).

Première carte (recto-verso) de l’UJCF (scolaire), 1959-1960. Cercle de l’école normale avec des autographes de jeunes soviétiques et signature de Paul Laurent.
Première carte (recto-verso) de l’UJCF (scolaire), 1959-1960. Cercle de l’école normale avec des autographes de jeunes soviétiques et signature de Paul Laurent.

Fils d’une institutrice et d’un commis des contributions indirectes, futur contrôleur principal et chef de section, secrétaire de la section socialiste SFIO des années 1930 à 1947, puis électeur communiste, Charles Rollandin reçut les premiers sacrements catholiques. Élève du collège de La Tour du Pin (Isère), puis du cours complémentaire de Rives, il entra à l’École normale d’instituteurs de Grenoble en 1958. Il fut nommé instituteur à Lans-en-Vercors (1963-1964) puis à Saint-Martin-d’Hères (1964-1966).

Militant de l’Union de la Jeunesse communiste de France depuis 1959-1960, invité aux réunions du bureau de la fédération de JC avant d’en devenir membre en 1964-1965, rédacteur de “Le Gavroche“, journal ronéoté du cercle de l’ENI, membre du comité national de l’UJCF en 1966, permanent (1966-1968), secrétaire de la fédération UJCF de l‘Isère de 1966 à 1970, Rollandin adhéra au PCF en 1962 à la cellule de la Bajatière. Il suivit l’école d’un mois du PCF en 1965 et encadra des camps en URSS organisés par Loisirs et vacances de la Jeunesse (1966-1968).

Instituteur à Saint-Martin d’Hères à nouveau de 1968 à 1974, il fut détaché pour suivre la formation de psychologue scolaire (1974-1977). Nommé dans cette fonction dans l’Ain (1977-1978) puis en Isère (Echirolles, 1978-1979, Villefontaine, 1979-1980) il obtint le poste à Saint-Martin d’Hères de 1980 à sa retraite en 1997.

Charles Rollandin, devenu athée, se maria uniquement civilement en juillet 1969 à Royan (Charente-Maritime) avec une professeur d’enseignement général des collèges, devenue psychologue scolaire. Le couple eut une fille.

Membre du comité de 1965 au début des années 1980, du bureau de 1970 à 1972 de la section communiste de Saint-Martin d’Hères, il entra au comité de la fédération communiste à la fin de 1966. Il suivit l’école de quatre mois du PCF, prévue du 18 mars au 20 juillet 1968 mais interrompue en juin. Membre de la commission fédérale de l’éducation, il en devint en 1970 le responsable. Dans les années 1980, il participa aux réflexions dans le PCF, reprenant certaines analyses contestatrices, sans appartenir aux protestations publiques contre la politique de la direction. Plus tard, « enthousiasmé » lors de l’arrivée de Robert Hue, « j’ai vite déchanté quand il a abandonné le concept de lutte des classes ».

Élu au conseil municipal en 1971, Charles Rollandin devint premier adjoint, permanent de septembre 1971 à septembre 1972, dans une municipalité à majorité communiste. Délégué à l’enseignement, il assura, dans les écoles primaires, la promotion de la littérature et des initiatives pluridisciplinaires (écriture, dessins, marionnettes, photographies, musique notamment). Délégué aux travaux, il œuvra dans les questions d’assainissement, de maîtrise des crues de l’Isère et de l’éclairage public. Il resta adjoint au maire, délégué à l’enfance, dans le mandat suivant (1977-1983). Il développa le centre aéré, les colonies de vacances, les classes de neige et de mer et travailla sur un projet de terrain d’aventure. Il créa aussi la quinzaine de l’enfance et de la jeunesse. S’ajoutèrent aussi le développement des maisons de la jeunesse et de la culture, des séjours de vacances. En rapport avec Jean Collet, il participa au travail en direction de la jeunesse qui fut récompensé par la décision du gouvernement en 1983 d’implanter, à partir des réalisations existant dans la commune, une mission locale.

Après sa retraite, Rollandin, se consacrant surtout à l’engagement associatif, récusait les orientations rigides de la section du PCF. Membres du conseil d’administration, avec son épouse Marie-Claude, de la société des lectrices et des lecteurs de l’Humanité de Saint-Martin-d’Hères qu’ils avaient créée, responsables de l’association « Citoyens résistantes d’hier et d’aujourd’hui », ils organisaient les déplacements pour participer au rassemblement annuel des Glières. Depuis juin 2014, il n’était plus membre du CA des deux organisations.

Charles Rollandin, secrétaire du collectif « Saint-Martin-d’Hères Histoire », pilota le collectif qui publia en 2002, Du Tour de l’eau à la Galochère, 1792-1980. Histoire d’eau, de la terre, des hommes d’un quartier de Saint-Martin-d’Hères, édité aux Presse universitaires de Grenoble, conjointement par le service du Patrimoine de la ville de St Martin d’Hères et SMH-Histoire Mémoires Vives. 

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article170397, notice ROLLANDIN Charles, Émile par Jacques Girault, version mise en ligne le 5 février 2015, dernière modification le 29 mars 2021.

Par Jacques Girault

Première carte (recto-verso) de l'UJCF (scolaire), 1959-1960. Cercle de l'école normale avec des autographes de jeunes soviétiques et signature de Paul Laurent.
Première carte (recto-verso) de l’UJCF (scolaire), 1959-1960. Cercle de l’école normale avec des autographes de jeunes soviétiques et signature de Paul Laurent.
Première carte du PCF (1962). Élève de l'ENI, adhésion à la cellule du quartier de la Bajatière à Grenoble.
Première carte du PCF (1962). Élève de l’ENI, adhésion à la cellule du quartier de la Bajatière à Grenoble.
Manifestation du 18 Mai 1969 : "La jeunesse accuse le capitalisme" devenue "J. Duclos candidat de la jeunesse" qui se termina par un rassemblement de jeunes au stade de Saint Ouen, dont 200 jeunes de l'Isère.
Manifestation du 18 Mai 1969 : "La jeunesse accuse le capitalisme" devenue "J. Duclos candidat de la jeunesse" qui se termina par un rassemblement de jeunes au stade de Saint Ouen, dont 200 jeunes de l’Isère.
Sur la photo (au premier rang de gauche à droite) : une militante de l’Union des jeunes filles de France ; Chantal Faugeras, UJFF, qui épousa Stéphane Falco, devenu maire communiste d’Engins, petit village du Vercors ; Josiane Falco, UJFF, sœur de Stéphane Falco ; Dany Reynaud, UJCF, futur instituteur à Vienne ; Germain (prénom ?), UJFF ; Charles Rollandin (chaussures blanches), instituteur ; Michèle Frassin (robe blanche), UJFF ; Jean François Daïan, Union des étudiants communistes ; Pierre Thomas, secrétaire fédéral à la propagande ; Claude Jobert, secrétaire de l’UEC ; Henri Berthollet, UEC, futur député-maire socialiste de Romans ; Edilbert Nicollet, UJCF, secrétaire fédéral en 1970.
Manifestation à Grenoble contre la politique de Maurice Druon, ministre de la Culture, 20 juin 1973.
Manifestation à Grenoble contre la politique de Maurice Druon, ministre de la Culture, 20 juin 1973.
au premier plan devant la portière de la voiture, Jo Blanchon, maire de Saint-Martin-d’Hères, à droite Alfred Gryelec, maire de Vizille ; entre eux, derrière avec sa cigarette Gabriel Boullu, secrétaire de la FEN ; à droite de Gryelec, avec son écharpe tricolore, cigarette à la main, Rollandin .

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Divers sites Internet. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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