ROUFFETEAU Gérard, Fernand, Maurice

Par Jacques Girault

Né le 7 mars 1926 aux Sables-d’Olonne (Vendée), mort le 29 juillet 2020 à Laxou (Meurthe-et-Moselle) ; professeur ; militant du SNES puis du SGEN ; militant du PSU en Meurthe-et-Moselle.

Deuxième fils d’un employé de banque “plutôt à droite“, Gérard Rouffeteau fit ses études secondaires dans un collège catholique jusqu’au baccalauréat (1943). Il commença des études d’anglais à la faculté des lettres de Rennes (Ille-et-Vilaine). Élève-professeur à l’institut de préparation à l’enseignement secondaire à Nancy (Meurthe-et-Moselle), il réussit à l’agrégation d’anglais en 1948.

Gérard Rouffeteau fut nommé professeur au lycée Descartes à Tours (Indre-et-Loire) où résidaient ses parents. Il effectua son service militaire en Tunisie et en Algérie comme lieutenant en 1950-1951. À son retour du service , il demanda sa mutation et fut nommé au lycée Poincaré à Nancy (Meurthe-et-Moselle). Il enseigna une année à Birmingham (Grande-Bretagne) comme professeur d’échange.

À l’IPES, il fut le délégué du Syndicat national de l’enseignement secondaire dans la CA de la section académique (S3) de Nancy .

Il se maria en juillet 1955 à Nancy avec Henriette Barette, professeur. Le couple eut trois enfants.

Gérard Rouffeteau, influencé par la Jeunesse étudiante chrétienne, lecteur de Témoignage chrétien, se situant comme “chrétien de gauche“, s’engagea dans la lutte contre la guerre d’Algérie. Ancien militant de l’Union de la gauche socialiste, il adhéra au Parti socialiste unifié à la fin de 1959. Secrétaire de la section du PSU de Nancy, membre du bureau fédéral, secrétaire fédéral de 1961 à 1963, il était en 1965 le rédacteur en chef de l’organe fédéral Tribune 54. Pendant cette période, il fut l’animateur des actions unitaires du PSU (pétitions, meetings, rassemblements) avec le Parti communiste français, les radicaux de gauche et les syndicats. Quelques jours avant la signature des accords d’Evian, divers plasticages eurent lieu à Nancy, dont deux chez lui. Il fut blessé à la jambe par l’explosion de la porte au deuxième plasticage. Le Monde, le 15 mars 1962, annonça que son appartement à Jarville la Malgrange avait été plastiqué. Il fut candidat au Conseil général dans le canton de Nancy-Sud en juin 1961.

Gérard Rouffeteau devint professeur d’anglais au centre de formation de professeurs d’enseignement général des collèges à l’École normale d’instituteurs de Nancy. Il adhéra alors au Syndicat général de l’Éducation nationale, « ne se sentant pas en accord » avec les positions du Syndicat national des professeurs d’écoles normales, affilié à la Fédération de l’Éducation nationale. Lors de l’arrêt de la formation des PEGC lors de leur intégration dans le corps des certifiés, il refusa un poste d’inspecteur pédagogique régional et retourna au lycée jusqu’à sa retraite en 1986.

Jusqu’au début dans années 2000, Gérard Rouffeteau milita dans une association de solidarité à “Chômespoir“ à Jarville la Malgrange. Durant les années 1990, il fut le parrain républicain d’un Algérien menacé par le GIA. Il continua à l’Université de la culture permanente son activité de professeur d’anglais.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article170499, notice ROUFFETEAU Gérard, Fernand, Maurice par Jacques Girault, version mise en ligne le 8 février 2015, dernière modification le 28 mars 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Nat., 581AP/100. — Renseignements fournis par l’intéressé. — Notes de Gilles Morin.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément