RIGAT JUNCA Joan

Par André Balent

Combattant de la guerre civile espagnole ; ouvrier agricole à La Bastide (Pyrénées-Orientales) ; résistant de l’Agrupación de guerrilleros españoles (AGE) ; fusillé par la Milice à La Bastide le 2 août 1944.

Tombe de Joan Rigat Junca au cimetière de La Bastide (Pyrénées-Orientales), carré des fusillés sommaires du 2 août 1944.
Tombe de Joan Rigat Junca au cimetière de La Bastide (Pyrénées-Orientales), carré des fusillés sommaires du 2 août 1944.
Photographie : André Balent, 1er mars 2015

Joan Rigat Junca, âgé de trente-cinq ans en 1944 travaillait comme ouvrier agricole à La Bastide dans les Hautes Aspres, une région de moyenne montagne sur les contreforts orientaux du Canigou. Au printemps 1944, il y avait, à proximité, plusieurs maquis dont celui des FTPF (Voir Panchot Barthélemy) et celui de l’AGE (Voir Gandia Lorenzo Rafael). Rigat assurait le contact avec ce maquis qu’il ravitaillait avec deux autres membres de l’AGE installés à La Bastide (Alcaina Garcias Esteban, Ribes Ràfols Josep).

Entre le 1er et le 3 août 1944, les Allemands et la Milice attaquèrent les deux maquis du Canigou (FTPF "Henri-Barbusse" et AGE) et détruisirent au passage le village de Valmanya (Voir Panchot Julien). La Milice (deux trentaines des Pyrénées-Orientales et une de l’Aude attaquèrent par La Bastide et le col Palomera. C’est pendant cette opération que les francs gardes capturèrent trois ressortissants espagnols, réfugiés de la Retirada et membres de l’AGE parmi lesquels Josep Ribes Ràfols (Voir aussi : Alcaina Garcias Esteban, Ribes Ràfols Josep).

Il fut, avec ses deux compagnons, arrêté, torturé et mutilé par la Milice avant d’être exécuté sommairement par des Francs gardes. Pour plus de détails sur l’arrestation et l’exécution des trois guérilleros, voir Alcaina Garcias Esteban.

Les corps de Ribes et de ses compagons reposent au cimetière de La Bastide. Au mois d’août, la mémoire des trois fusillés est commémorée en même temps que celle des combats de Valmanya et de la destruction de ce village par les forces allemandes et la Milice.

Voir Lieu d’exécution de La Bastide (Pyrénées-Orientales)

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article170645, notice RIGAT JUNCA Joan par André Balent, version mise en ligne le 14 février 2015, dernière modification le 12 mars 2020.

Par André Balent

Tombe de Joan Rigat Junca au cimetière de La Bastide (Pyrénées-Orientales), carré des fusillés sommaires du 2 août 1944.
Tombe de Joan Rigat Junca au cimetière de La Bastide (Pyrénées-Orientales), carré des fusillés sommaires du 2 août 1944.
Photographie : André Balent, 1er mars 2015

SOURCES : Arch. Dép. Pyrénées-Orientales, 2266 W 67 (RG, dossier Henri Jéru, dépositions diverses auprès de la Police, septembre à décembre 1944) ; 105 W 22 (Cour de Justice de Perpignan, dossier Georges Dagras). — Bulletin d’information de l’Amicale des Anciens guérilleros espagnols en France(FFI), 123, septembre 2011, p. 4. — Ramon Gual & Jean Larrieu, Vichy, l’occupation nazie et la Résistance catalane, II b, De la Résistance à la Libération, Prades, Terra Nostra, 1998, pp. 602, 611, 924.

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