CADUC Camille

Par Bruno Poucet

Né en 1908 à Saint-Michel-Mont Mercure (Vendée), mort 6 juin 1966 à Villejuif (Val-de-Marne) ; instituteur dans l’enseignement privé ; syndicaliste CFTC, puis CFDT ; trésorier puis secrétaire général de la Fédération française des syndicats chrétiens de l’enseignement privé CFTC, puis FEP-CFDT ; membre du conseil national confédéral (1957-1959).

Camille Caduc naquit à Saint-Michel-Mont Mercure (Vendée), dans les « Alpes vendéennes », pays de Louis-Marie Grignon de Monfort. Il était marié, père de quatre enfants et en avait adopté un cinquième. Après quelques semaines de maladie, il mourut le 6 juin 1966, dans sa commune d’adoption, Villejuif (Val-de-Marne), où il fut enterré après des obsèques religieuses.
Élève des frères de Saint-Gabriel où il suivit sa formation pédagogique, avant d’entrer, pour un moment, dans la congrégation, puis d’en sortir et de se marier. Il était titulaire non seulement du brevet élémentaire (seul diplôme exigé pour enseigner dans l’enseignement privé), mais également du brevet supérieur (nécessaire pour être instituteur dans le public). Il passa également le certificat d’aptitude pédagogique, mais choisit donc de rester enseigner dans le privé.
À partir d’octobre 1925, il exerça ses fonctions, d’abord dans des écoles primaires à Cholet (Maine-et-Loire) et à Saint-Amand-sur-Sèvre (Deux-Sèvres), puis, à partir de 1927 jusqu’en 1952 dans des cours complémentaires, à Paris, où il était directeur.
En 1945, au congrès de fusion du syndicat de l’enseignement libre supérieur, secondaire et technique (fondé à Paris en 1902) avec la Fédération française des syndicats chrétiens de l’enseignement libre CFTC (fondée en 1938 à Lyon), il était élu membre du conseil fédéral de la nouvelle organisation. Il était, dès 1945, trésorier du syndicat de Paris, puis en mars 1946 trésorier de la Fédération des syndicats chrétiens de l’enseignement libre où il devait gérer au plus juste des finances fédérales fort précaires. Il devait ensuite devenir secrétaire général du syndicat de Paris en 1949, permanent confédéral en 1952, puis de la fédération en 1956, au moment où il accéda à la fonction de secrétaire général, sous la présidence de Charles Brunold*. Il avait à gérer au quotidien une organisation en plein développement. Il parcourait la France afin de visiter les syndicats et d’étendre leur rayonnement. Le 7 juin 1957, Camille Caduc était élu membre du conseil national confédéral de la CFTC. Il ne sera pas réélu en 1959. Il militait pour une meilleure organisation de l’enseignement privé et la définition d’un statut professionnel. Il participa aux évolutions politiques qui conduisirent à la mise en place de la loi Debré et à sa mise en œuvre au début des années 1960. Par ses nombreux déplacements en province et ses interventions dans les formations syndicales à Bierville, il contribua également à convaincre les militants d’accepter l’évolution de la CFTC en CFDT, de même qu’il avait contribué, à la fin des années 1950, à rallier les syndicats professionnels du primaire à la CFTC, puis à la CFDT. Il était membre de la commission paritaire nationale de l’enseignement primaire et, à ce titre, participa aux négociations sur l’amélioration du pouvoir d’achat. Il était également administrateur élu et président d’une caisse de sécurité sociale, membre d’un conseil de prud’homme, administrateur d’un organisme de logement. (où ? à Villejuif ?).
Il était mort en fonction. C’est Pierre Branchereau* qui lui succéda au poste de secrétaire général.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article1710, notice CADUC Camille par Bruno Poucet, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 24 mars 2012.

Par Bruno Poucet

SOURCES : Arch. FEP-CFDT, 13Y3, 23Y10. — L’Enseignement libre, n° 336, 1946 n° 406, 1966. — Bruno Poucet, Entre l’Église et la République, une histoire de la Fédération de la Formation et de l’Enseignement Privés CFDT, Paris Éditions de l’Atelier, 1998, 252 p. ; Histoire et mémoire de la FEP-CFDT, Paris, Éditions de L’Harmattan, 1999, 226 p ; « Les syndicats de l’enseignement privé, éléments pour une histoire », Le mouvement social, n° 195, avril-juin 2001. — EC demandé.

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