BELVEZET Arthur, Henri

Par Daniel Grason

Né le 7 novembre 1902 à Decazeville (Aveyron), exécuté sommairement le 20 août 1944 au Fort de Vincennes, Paris (XIIe arr.) ; aide-piqueur dans les mines de Decazeville ; aide-piqueur, ajusteur, concierge, gardien de la paix, brigadier des gardiens de la paix ; F.F.I.

Fils de Ludovic Belvezet, charron à Decazeville quartier de la Favrotte, et de Marie Louise Liauzun, sans profession, Arthur Belvezet obtint le CEP à l’issue de sa scolarité. Il demeurait chez ses parents rue Edouard-Vaillant, travailla dès le 6 janvier 1916 à l’âge de quatorze ans aux Mines et Usines de Decazeville où il apprit le métier d’ajusteur, puis du 1er avril 1919 au 8 février 1921 aux Mines de la Vielle Montagne à Viviers (Aveyron). IL travailla comme aide-piqueur aux Mines de Decazeville du 10 février 1921 au 10 novembre 1922. Appelé au 99ème Régiment d’artillerie lourde (RAL) à Castres le 14 novembre 1922, il était affecté ensuite au 363ème RAL, il fut libéré le 8 mai 1924. Il effectua du 8 au 28 août 1928 une période dans le même régiment. Arthur Belvezet épousa Odette Ferrière le 19 juin 1925 à Decazeville, le couple demeura 43 rue Gambetta chez le père d’Odette. De retour du service militaire il reprit son emploi d’aide-piqueur du 9 mai au 4 octobre 1928 aux Mines de Decazeville.

Il quitta l’Aveyron pour Paris, habita chez une connaissance aveyronnaise 45 rue Marcadet à Paris XVIIIe arr. Arthur Belvezet travailla dès le 18 octobre comme ajusteur à la société des automobiles Delahaye 10 rue du Banquier à Paris XIIIe arr. Il eut une altercation avec son chef d’équipe, faillit en venir aux mains, il dut quitter l’entreprise le 22 décembre 1928. Quatre jours plus tard, il travaillait au garage Panhard 58 boulevard Barbès à Paris XVIIIe, y resta jusqu’au 21 février 1929. Son épouse le rejoignit à Paris, le couple habita 61 avenue de Saint-Mandé dans le XIIe arr., Arthur Belvezet était concierge. Il postula en février 1930 un emploi de gardien de la Paix à la Préfecture de police. L’Inspecteur Général des Services émit un avis favorable, nota qu’il ne manifestait pas d’opinions politiques. Affecté au commissariat du XIe, il fut nommé brigadier en décembre 1943, habitait 12 boulevard Saint-Marcel à Paris XIIIe arr., était père de deux enfants, Robert né en 1930 et Josette en 1937.

Il partit en mission le 20 août 1944 dans une automobile en compagnie de André Mansuy et Émile De Gorter. Arrêté dans des circonstances inconnues par les allemands, les trois hommes furent exécutés dans une douve du fort de Vincennes. Sa femme reconnut son corps, il fut inhumé le 30 août au cimetière de Vincennes à Fontenay-sous-Bois (Seine, Val-de-Marne).

Arthur Belvezet fut déclaré « Victime du devoir », son nom figure sur les stèles et plaques commémoratives de Vincennes, du XIe arr. « Aux policiers du XIe arr. morts pour la France pendant la Libération de Paris », sur la liste des Morts pour la Libération de Paris au Musée de la Police, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, Ve arr.

La mention « Mort pour la France » lui a été attribuée sur avis du secrétaire général aux Anciens combattants en date du 9 juillet 1945, il fut homologué F.F.I. Il a été cité à l’Ordre de la Nation (JO du 20 décembre 1944), et décoré de l’ordre de la Légion d’Honneur (JO du 3 janvier 1945).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article171226, notice BELVEZET Arthur, Henri par Daniel Grason, version mise en ligne le 10 mars 2015, dernière modification le 3 avril 2020.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. KC 3. – SHD, Caen AC 21 P 18426. – Bureau Résistance : GR 16 P 45854. – Christian Chevandier, Été 44. L’insurrection des policiers de Paris, Éd. Vendémiaire, 2014. – Site internet GenWeb. – État civil.
PHOTOGRAPHIE : Arch. PPo

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