CONTE Louis, Georges

Par Annie Pennetier

Né le 24 août 1911 à Lempdes (Haute-Loire), fusillé le 5 mai 1944 à Annecy (Haute-Savoie) par les Groupes mobiles de réserve (GMR) ; militaire de carrière, sous-lieutenant ; résistant FFI.

Fils d’Eugène Conte et de Jeanne Ravissac, Louis Conte vécut à Sainte-Florine (Haute-Loire) avant de devenir adjudant au 179e bataillon alpin de forteresse puis affecté au 27e bataillon de chasseurs alpins. Lors de la démobilisation de novembre1942, sous couvert de l’administration des Eaux et forêts, il entra dans la Résistance.
À partir de février 1944, il commanda sur le plateau des Glières, une petite section d’appui disposant de deux mortiers de 80 mm. Arrêté par les Allemands le 27 mars, lendemain de l’attaque massive allemande et milicienne et du décrochage des maquisards, Louis Conte fut relâché puis repris le jour même par la Milice et interné au quartier Desaix à Annecy.
L’exécution, le 3 mai 1944, à Alger, du lieutenant-colonel Pierre Cristofini, chef de la Phalange africaine en Tunisie, chargée de lutter contre les Alliés en Afrique du Nord, et dénonciateurs de résistants corses, provoqua un émoi considérable en France dans les milieux gouvernementaux et collaborationnistes. À titre de représailles et d’avertissement, l’exécution de résistants, voire de Léon Blum et Georges Mandel, fut envisagée. Une cour martiale, réunie à Annecy le 4 mai, jugea onze résistants faits prisonniers au cours des opérations militaires contre le maquis des Glières.
Louis Conte fut condamné à mort par cette cour martiale de l’État français qui siégea à la maison d’arrêt d’Annecy. Les onze prévenus durent passer devant onze cercueils alignés dans la cour. Le tribunal était composé de cinq hommes en uniforme et présidé par un capitaine des GMR. Le 5 mai, cinq résistants ont été passés par les armes, par un peloton de GMR et de gendarmes de l’État français, sur le champ de tir à Annecy. Les plaques commémoratives indiquent le 4 mai.
Louis Conte chanta « La Marseillaise ».
Le nom de Louis Conte est inscrit sur le monument commémoratif aux treize fusillés d’Annecy, rue Marius-Vallin, et sur la plaque de l’hôtel de ville. Une plaque à son nom fut inaugurée le 19 août 1945 à Sainte-Florine.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article171262, notice CONTE Louis, Georges par Annie Pennetier , version mise en ligne le 5 mars 2015, dernière modification le 26 septembre 2021.

Par Annie Pennetier

SOURCES : Michel Germain, AERI-Haute-Savoie. – Pierre Giolitto, Volontaires français sous l’uniforme allemand. Fernand Boyer, Témoins de pierre du sang versé. Les monuments de la résistance en Haute-Loire, Le Puy, éditions de la Société académique, 1983 .– Mémorial GenWeb.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément