LESTRADE Jean-Louis, Adolphe [Pseudonymes dans la Résistance : Chac, Prado]

Par Jean-Marie Guillon

Né le 21 mars 1924 à Marseille (Bouches-du-Rhône), fusillé le 18 juillet 1944 à Signes (Var) ; étudiant ; responsable adjoint de l’organisation universitaire du Mouvement de libération nationale (MLN) pour les Bouches-du-Rhône.

Originaire de Marseille, étudiant en sciences, Jean-Louis Lestrade était routier unioniste à Marseille-Tilsitt. Dans la Résistance, il était secrétaire de René Mariani, responsable adjoint de l’organisation universitaire du MLN, qu’il aidait pour la parution du journal Le Marseillais. Il aurait aussi participé à du transport d’armes parachutées.
Il fut arrêté par l’équipe d’Ernst Dunker (Delage), qui était l’un des responsables de la section IV de la Sipo-SD de Marseille, le 12 juillet 1944 avec André Aune, chef de l’Armée secrète (AS) de Marseille, chez René Mariani, 37 rue de Verdun (local des archives et dépôt d’armes). La police allemande trouva des documents sur lui. Il porte le no 8 dans le rapport « Antoine » rédigé par Dunker où est fait le bilan de la vague d’arrestations qui décima alors la Résistance régionale. Il y est mentionné comme agent de liaison.
Emprisonné à la prison des Baumettes à Marseille, il a été fusillé avec vingt-huit autres résistants, après un jugement sommaire sur place, le 18 juillet, au fond d’un vallon isolé, dans les bois de Signes. Il aurait été tué d’une balle dans la nuque. D’après Dunker, le jugement aurait été prononcé par la cour martiale de la 244e Division d’infanterie. Les corps ont été exhumés le 17 septembre 1944. Un monument funéraire a été inauguré le 18 juillet 1946 dans ce lieu, connu désormais comme le « Vallon des fusillés » et devenu nécropole nationale en 1996. Son nom a été donné à une rue du XIIe arrondissement de Marseille par délibération du 23 juillet 1945.
Il fut l’objet d’une citation et fut homologué comme lieutenant. Il a été décoré de la Médaille de la Résistance à titre posthume le 24 avril 1946.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article171361, notice LESTRADE Jean-Louis, Adolphe [Pseudonymes dans la Résistance : Chac, Prado] par Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 8 mars 2015, dernière modification le 12 octobre 2021.

Par Jean-Marie Guillon

SOURCES : Mémoire des Hommes SHD Caen DAVCC 21 P 9153 et Vincennes GR 16 P 367955 (nc). — Germaine Madon-Semonin, Les années d’ombre 1940-1944. Les Jeunes dans la Résistance à Marseille, tém. inédit, dactylog., sd. – Madeleine Baudoin, Témoins de la Résistance en R2, thèse d’histoire, Université de Provence (Aix-Marseille I), 1977. – Simone et Jean-Paul Chiny, La Résistance et l’occupation nazie à Marseille (1940-1944), Marseille, ANACR comité de Marseille, 2014. – Robert Mencherini, Résistance et occupation (1940-1944), tome 3 de Midi rouge, ombres et lumières, Paris, Syllepse, 2011. – Jacques Poujol, Protestants dans la France en guerre 1939-1945. Dictionnaire thématique et biographique, Les Éd. de Paris-Max Chaleil, 2000, p. 242 (avec André comme prénom). – Renseignements Guillaume Vieira.

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