MICHEL Jean, Marie, Vital

Par Annie Pennetier

Né le 14 juillet 1908 à Vuillecin (Doubs), exécuté sommairement par les Allemands, le 27 avril 1944 à Pannessières (Jura) ; médecin-chirurgien des maquisards du Jura.

Fils de Charles Michel, marchand de vin rue des Salines à Lons-le-Saulnier et de Agathe Vionnet, Jean Michel fit ses études secondaires à Dole (Jura) puis à Versailles (Seine-et-Oise, Yvelines). Jean Michel étudia à la faculté de médecine de Lyon où il se spécialisa en chirurgie. Mobilisé en septembre 1939, affecté dans le service de santé des armées, il fut nommé après la défaite au poste de chirurgien, à l’hôpital de Lons-le-Saunier. Il assista Lucie Aubrac en instance d’accouchement avant son départ pour Londres. Bravant les menaces des autorités allemandes, le docteur Jean-Marie Michel soigna et opéra à plusieurs reprises, dans des conditions difficiles, les blessés du maquis. Suite à l’assassinat de deux agents allemands par des résistants des Groupes-Francs de Lons-le-Saulnier, à Saint-Didier, et pour avoir soigné Jean Guyot dit « Guérin », le chef du maquis de Saint-Didier, blessé lors d’un accrochage avec la police allemande à Saint-Didier le 20 avril 1944, Jean Michel fut arrêté, à son domicile, dans la nuit du 24 au 25 avril, par la SAC, section anti-communiste.
Conduit dans la forêt de Perrigny,aux environs de Lons-le-Saulnier, il fut exécuté sommairement par des soldats allemands. Son corps découvert le 27 avril par un agent des Eaux et forêts fut inhumé après l’heure du couvre-feu, à 22 heures, cependant une foule défila devant sa tombe le dimanche 30 et le 31 avril.

A Lons-le-Saulnier, son nom a été donné, à une salle de l’hôpital, à la rue où il habitait et en 1974 à un lycée de la ville et il est inscrit sur le monument aux morts.

Le président Vincent Auriol le décora à titre posthume de la Croix de guerre et le fit chevalier de la Légion d’honneur le 5 novembre 1950.

Une stèle commémorative, située dans la forêt de Perrigny, sur le bord de la route 471 - route de Rosnay, à Pannessières, honore sa mémoire.

Les autorités allemandes mirent le feu au village et firent exécuter sommairement, le 25 avril, huit hommes de Saint-Didier, Edgard Bézin, cultivateur (47 ans), André Bugnet, électricien (48 ans) et André Guillot, cultivateur (46 ans), Roger Gilles, Charles Guillemin de Thonon-les-Bains (Savoie), Léon Outhier, Jean Pernin et Camille Tissier. Une stèle a été érigée en leur honneur. Une citation pour la Croix de guerre fut attribuée à Saint-Didier.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article171530, notice MICHEL Jean, Marie, Vital par Annie Pennetier, version mise en ligne le 15 mars 2015, dernière modification le 28 avril 2020.

Par Annie Pennetier

SOURCES : Rapport des RG du 7 mai 1944. — André Besson,La paix des braves,1965. — La mort du docteur Michel article de Jean-Michel Guyon. — http//foncinelebas.free.fr .— MémorialGenWeb. — Notes de Jean-Pierre Ravery (photos).

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