BONNEMAISON André, Paul, Joseph

Par Jacques Girault

Né le 31 décembre 1940 à Châtellerault (Vienne) ; instituteur ; dirigeant communiste de la Gironde.

Son père, agent d’exploitation de la SNCF, décéda de maladie en 1944. Son épouse, ancienne ouvrière agricole, devint alors garde-barrière auxiliaire en divers endroits. André Bonnemaison effectua sa scolarité primaire dans les Pyrénées-Orientales (Villefranche-de-Conflent, Le Soler) et entra au lycée Arago à Perpignan, puis au collège de Millau (Aveyron) avant d’obtenir le baccalauréat à Perpignan. Il entra en quatrième année d’École normale d’instituteurs à Mérignac (Gironde) en 1958. Après avoir suivi un stage dans une école de Tuffé (Sarthe), il devint instituteur en Gironde au collège de Castillon puis PEGC (mathématiques) dans des collèges du département, Pellegrue, Soulac en 1963, puis Bourg-sur-Gironde en 1964 où il termina sa carrière en 1998.Il se maria avec une institutrice au CEG en mars 1964 à Talence (Gironde). Ils eurent deux enfants.

André Bonnemaison adhéra au Parti communiste français et à l’Union de la jeunesse agricole de France en juin 1961 à Bouleternère (Pyrénées-Orientales). Il effectua son service militaire de janvier 1962 à juin 1963 dans un régiment du Train à Paris. Il fréquenta alors notamment les cours de philosophie de l’Université nouvelle.

Il adhéra au Syndicat national des instituteurs en 1958. Il fut notamment élu membre du conseil d’administration de son collège (1969-1998) sur des listes syndicales ou intersyndicales. Parallèlement, il animait la coopérative du collège et son association sportive (1964-1971). Il quitta le syndicat en 1982 pour adhérer au Syndicat national des collèges où il eut des responsabilités régionales. En 1986, il rejoignit le Syndicat départemental de l’éducation nationale affilié à la Fédération de l’enseignement, de la recherche et de la culture-CGT malgré les consignes du PCF de rester à la FEN. Pendant trois ans, il fit partie de la commission exécutive de la FERC, puis il passa à la CE de Union nationale des syndicats de l’Education nationale. Retraité, il continua à militer notamment au sein de la commission exécutive des retraités de l’UNSEN, trésorier de la section régionale des retraités et de l’URASEN CGT actifs et retraités.

André Bonnemaison fut tour à tour trésorier puis secrétaire de la section communiste de Bourg. Il entra au comité de la fédération communiste en 1968 mais ne fut pas reconduit en 1971 pour « raisons personnelles de travail ». Il militait aussi au Mouvement de la Paix.
En 1967, il fut proposé en vain pour être candidat aux élections législatives dans la dixième circonscription (Blaye). Candidat suppléant en 1973 (10, 08 % des suffrages contre 6,26 % en 1968), puis candidat titulaire en 1978, avec 5997 voix (13,32 %) sur 55 491 inscrits, il arrivait en quatrième position et se désistait pour le candidat socialiste qui fut élu. Il représenta le PCF lors des élections pour le Conseil général dans le canton de Bourg-sur-Gironde en 1967 (358 voix, 11,39 %), 1973 (382 voix, 12,70 %), 1979 (840 voix, 16,57 %, en troisième position). Il conduisait la liste d’union de la gauche aux élections municipales de 1971 à Bourg et fut élu en 1977 conseiller municipal sur une liste d’union de la gauche à direction socialiste qui obtint quatre sièges. Il fut à nouveau candidat en 1983 et ne fut pas élu.

Bonnemaison participa à l’école centrale du PCF d’un mois à Bobigny en juillet 1972. Après avoir exprimé plusieurs désaccords (soutien inconditionnel à François Mitterrand, syndicalisation des enseignants, constitution de la liste « Bouge l’Europe » pour les élections européennes) avec la ligne politique du PCF depuis 1981, il le quitta en 1999.
En outre, il avait présidé de 1985 à 1987 le conseil du lycée Camille Jullian à Bordeaux de la Fédération des conseils de parents d’élèves.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17202, notice BONNEMAISON André, Paul, Joseph par Jacques Girault, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 23 août 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du Comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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