MANOURY Marcel, Pierre, Julien

Par Gilles Pichavant

Né le 11 mars 1897 à Saint-Léger-du-Bourg-Denis (Seine-Inférieure, Seine-Maritime), mort le 10 décembre 1969 à Rouen ; Cheminot ; militant Confédéré CGT.

Fils d’un ouvrier imprimeur sur étoffes, et d’une blanchisseuse, le 20 juillet 1917, Marcel Manoury s’engagea comme volontaire pour 5 ans dans la marine nationale . Il devint gabier. Renvoyé dans ses foyers le 1er janvier 1921, il intégra la Compagnie des Chemins de fer du Nord le 5 juillet 1921, et fut affecté comme manœuvre à la gare de Serqueux (Seine-Maritime, Seine-Inférieure). En 1925, il passa comme homme d’équipe à la Compagnie des Chemins de fer de l’État, toujours à la gare de Serqueux. Il fut promu aide-ouvrier à Rouen le 23 mai 1929, et revint à Serqueux le 6 février 1930.

Marcel Manoury participa à la création du syndicat confédéré des cheminots de Serqueux le 20 juillet 1930, et en fut élu secrétaire général. Le bureau était aussi composé de : Jean Creton*, secrétaire adjoint ; Roland Maillard*, trésorier ; Baptiste Leclerc*, trésorier adjoint ; Omier Brindeau*, archiviste.

Marcel Manoury fut désigné comme membre de la Commission administrative de l’UD de Seine-Inférieure, par le congrès de fusion du 22 décembre 1935, en Seine-inférieure. Il y représentait les syndicats isolés des cheminots. Cependant son syndicat, comme tous les syndicats isolés, étaient rattachés à une Union locale. Les syndicats de Serqueux étaient rattaché à celle de Dieppe. Mais Marcel Manoury trouvait que le pays de Bray était trop éloignée de Dieppe, et revendiquait la création d’une Union locale spécifique, centrée autour de Gournay, le chef lieu de canton. En réalité, se cachait derrière cette revendication le fait qu’il était un ancien confédéré, et qu’il s’opposait au nouveau secrétaire de l’UL de Dieppe, Marcel Dufriche, se révélait être un militant communiste.

En 1937, l’Union locale de Dieppe ayant décidé en congrès d’augmenter sa cotisation, le syndicat des cheminots de Serqueux cessa de la lui payer. Le 11 avril 1937, lors de la CA de l’UD, Marcel Manoury demanda que les syndicats du secteur soient classé « syndicats isolés », ce qui lui fut refusé. Le conflit s’aggrava.

Le 26 juin 1937, Marcel Dufriche demanda en séance que la CA de l’UD se prononce sur un ordre du jour voté à l’unanimité par le Comité général de l’Union locale de Dieppe qui, après avoir constaté que la dette accumulée par le syndicat des cheminots de Serqueux avait atteint les 1900 francs, exigeait de l’UD une prompte résolution du conflit dont celle-ci avait été saisie depuis plusieurs mois, décidait d’en référer à la fédération des cheminots, et demandait que l’UD cesse de fournir des timbres à ce syndicat. Parmi les syndicats qui avaient voté l’ordre du jour, on notait les syndicat de la Céramique, du Bâtiment, et de l’Alimentation de Gournay qui s’étaient désolidarisé du syndicat des cheminots de Serqueux. La CA se prononça pour que l’UD retienne une salle pour convoquer à Serqueux les bureaux syndicaux pour tenter un arrangement. Mais fin octobre le syndicat des cheminots n’avait toujours rien payé à l’UL de Dieppe.

En 1938, Marcel Manoury semble s’être fait systématiquement excuser aux réunions de la CA de l’UD. Il ne semble plus être membre de la CA après le congrès de décembre 1938.

Marié à Rouen le 6 mai 1922, avec Renée Madeleine Quemin. Il mourut le 10 décembre 1969 à Rouen.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article172152, notice MANOURY Marcel, Pierre, Julien par Gilles Pichavant, version mise en ligne le 7 avril 2015, dernière modification le 30 janvier 2017.

Par Gilles Pichavant

SOURCES : Arch. Dép. de Seine-Maritime, registres matricules, et cote 3U 1/36. — Arch. de l’Union locale CGT de Dieppe, aux archives de la Confédération CGT à Montreuil, cote 1PA06. — Bibliothèque Nationale, JO du 15 mai 1925. — État Civil.

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