BONNET Marcel

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

Né le 26 novembre 1899 à Bordeaux (Gironde), mort le 27 mars 1980 à Lezoux (Puy-de-Dôme) ; ouvrier tailleur d’habits ; socialiste ; secrétaire général de la Fédération CGT de l’Habillement ; membre du conseil supérieur de la Charte du Travail.

Secrétaire du syndicat de l’Habillement de Bordeaux, Marcel Bonnet s’installa à Paris au retour du service militaire puis adhéra à la 5e section socialiste. Le Parti SFIO le présenta aux élections municipales du 3 mai 1925 dans le quartier du Jardin des Plantes. Il recueillit 432 voix. Le XVe congrès de la Fédération CGT des travailleurs de l’Habillement, réuni à Paris les 8-10 août 1925, l’élut à la commission administrative comme représentant du Vêtement (voir Adenis*). Il siégea à la CA de l’Union des syndicats de Seine et Seine-et-Oise en 1929-1930 (voir Blutte*), mais, à la réunion du 23 juillet 1930, Guiraud lut une lettre de Bonnet « du Vêtement, ancien membre de la CA parti travailler en province ». Cet éloignement de la capitale dura peu car Bonnet devint, en 1932, secrétaire général de la Fédération d’industrie des travailleurs de l’Habillement de France et des colonies. Il assurait également le secrétariat du comité intersyndical des syndicats parisiens de l’Habillement. Il conserva la direction de sa Fédération lors de l’unification de 1935, et, fut réélu au XXe congrès national (17-19 septembre 1937) aux côtés de Bertrand (secrétaire adjoint), Vignard (secrétaire adjoint), Dumont (trésorier général), Hérault (trésorier adjoint), Buissonnier et Robert (membres du bureau). Le courant communiste et ex-unitaire était représenté par Georgette Bodineau*qui avait été battue par Vignard (223 voix contre 331) pour le poste de secrétaire adjoint. Bonnet garda sa fonction jusqu’à la guerre. Il collaborait à la revue Syndicats avec R. Belin et R. Froideval.
Membre du Conseil national économique de 1936 à 1940 (sous-section des industries du Vêtement, Étoffes et Mode), Marcel Bonnet fut nommé conseiller départemental de Saint-Ouen (arrêté du 16 décembre 1941). Membre du comité de l’organisation professionnelle, chargé d’élaborer le statut des professions (arrêté du 26 mars 1941), du Conseil supérieur de la Charte (arrêté du 13 novembre 1941). Marcel Bonnet avait participé à l’élaboration de la Charte du Travail qui, selon lui, contenait « des possibilités de défense des intérêts des travailleurs » (L’Atelier, 1er novembre 1941). Au conseil national, il siégea à la commission d’étude de la région parisienne. Membre suppléant du comité d’études des questions sociales (arrêté du 16 avril 1942), il appartint également à la commission provisoire d’organisation de la famille professionnelle de l’Habillement et du Travail des étoffes (arrêté du 20 mars 1942), du conseil consultatif du comité général d’organisation de l’habillement et du travail des étoffes (arrêté du 13 août 1942), ainsi que du Conseil supérieur de l’économie industrielle et commerciale (décret du 10 novembre 1942), du conseil d’administration de la section tailleurs et chemisiers sur mesures du Syndicat unique des ouvriers et employés des industries de création et du vêtement. Marcel Bonnet appartint à la commission de la Charte du travail constituée au sein du Conseil supérieur du travail (décret du 31 décembre 1943), et devint membre du conseil supérieur de la solidarité nationale par un arrêté de M. Déat du 2 août 1944.
De 1940 à 1944, l’ancien secrétaire de la Fédération de l’Habillement fut secrétaire du conseil d’administration de la Société générale du Travail qui gérait l’immeuble de la CGT, rue Lafayette (voir P. Milan*).
Il était retiré avec sa femme à Lezoux depuis une dizaine d’années lorsqu’il mourut, doyen de la section socialiste.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17222, notice BONNET Marcel par Jean Maitron, Claude Pennetier, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 18 novembre 2021.

Par Jean Maitron, Claude Pennetier

SOURCES : Arch. PPo, 300, 323, Ba/1686. — Arch. Dép. Seine, D 3 M2 n° 26. — Le Travailleur parisien, 1929-1930. — Le Peuple, 14-15 août 1927. — La Révolution Prolétarienne, 25 octobre 1937. — Le Mouvement social, n° 87, avril-juin 1974, article de M.-F. Rogliano. — Note de G. Lefranc. — La Montagne, 31 mars 1980. — État civil de Lezoux (Puy-de-Dôme), 18 avril 1981. — Notes d’A. Caudron.

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