BONNIER Claude

Ingénieur ; militant socialiste de Paris ; mort sous l’Occupation.

Gendre de Pierre Renaudel, Claude Bonnier était trésorier des Étudiants socialistes en 1925. Il se confond vraisemblablement avec C. Bonnier, secrétaire de la section socialiste SFIO du XVIIIe arrondissement de Paris, pris à parti dans les Cahiers du Bolchevisme d’août 1933. Les dirigeants de la 18e section avaient refusé de se rendre en force à une réunion fasciste, en juin 1933, en expliquant : « Nous n’empêcherons pas nos adversaires d’exprimer leur opinion, mais nous dirons la nôtre où et quand il nous plaira et sans provocations inutiles. » La rédactrice communiste Jeanne Rougé concluait : « Sous le couvert de démocratie et en son nom, les socialistes favorisent le développement du fascisme. » Claude Bonnier quitta le Parti socialiste SFIO avec les néo-socialistes à la fin de l’année 1933. Il fut chef de cabinet de Marcel Déat*, ministre de l’Air en janvier 1936.
Claude Bonnier mourut pendant l’Occupation.
Un Bonnier était membre suppléant de la CAP en 1930 au titre de la « minorité » animée par Renaudel.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17231, notice BONNIER Claude, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 18 novembre 2021.

SOURCE : Les Cahiers du Bolchevisme, août 1933.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément