SANSU Michel, Vincent

Par Jacques Girault

Né le 11 décembre 1933 à Vierzon-Villages (Cher) ; instituteur ; militant du SNI ; militant communiste, conseiller municipal de Vierzon.

Fils d’un décorateur sur porcelaine sympathisant communiste, marié à une catholique, Michel Sansu et ses deux frères reçurent les premiers sacrements catholiques. Élève du cours complémentaire de Vierzon, il fut reçu à l’Ecole normale d’instituteurs de Bourges (Cher) en 1948. Instituteur à Bourges (écoles Marcel Sembat de 1954 à 1957, de la Chancellerie de 1957 à 1963), il fut nommé instituteur spécialisé en éducation physique et sportive au collège Edouard Vaillant de Vierzon où il enseigna jusqu’à sa retraite en 1989.

Michel Sansu, membre du Syndicat national des instituteurs, fut élu minoritaire au conseil syndical de la section départementale du SNI en 1957-1958. Il milita syndicalement jusque dans les années 1970. Retraité, il adhérait au SNUIPP.

Membre des Jeunesses communistes depuis 1955, il devint secrétaire départemental de l’Union de la Jeunesse communiste de France après avoir adhéré au Parti communiste français en 1956. Il entra au comité de la fédération communiste en 1957 et ne fut pas proposé au renouvellement lors la conférence fédérale de 1960 à sa demande. Il fut membre du comité de la section communiste de 1966 à 2004.

A partir de 1955, Michel Sansu, moniteur pendant trois ans au début de l’aménagement du centre de vacances de l’Union départementale de la CGT à Péronne (Saône-et-Loire), en devint directeur après y avoir été inspecté pour obtenir son diplôme. Par la suite, il fut membre de son conseil d’administration jusqu’en 1967-1968.

Se définissant comme « athée, farouche défenseur de la laïcité », Michel Sansu se maria uniquement civilement en novembre 1955 à Bourges (Cher) avec Jacqueline Dumay, qui termina sa carrière comme responsable du centre de Sécurité sociale de Vierzon (1963-1996). Elle était la fille de René Dumay, comptable dans une entreprise de Châteauneuf-sur-Cher, père de cinq enfants, résistant FTPF qui, dénoncé, fut fusillé, le 6 août 1944, à Venesmes (Cher) par la Milice.

Resté membre actif du PCF, Michel Sansu fut élu conseiller municipal de Vierzon en 1965 sur la « liste d’union de la gauche et des démocrates pour une gestion sociale, démocratique et humaine de la ville ». Il ne se représenta pas en 2001. En mars 1989, la liste d’union de la gauche à direction communiste fut élue et les élus socialistes avaient accepté que le maire Fernand Micouraud puisse être remplacé au bout d’un an par Roger Coulon. Mais le socialiste Jean Rousseau, appuyé par les élus de droite, fut élu le 21 mai 1990. La démission des élus communistes, annoncée par Michel Sansu, président du groupe communiste, entraîna de nouvelles élections et la liste conduite par Rousseau, qui avait été exclu du Parti socialiste, l’emporta. Sansu effectua cinq mandats dans la majorité, dont le dernier de quelques mois et deux dans la minorité.

En mars 1992, candidat communiste au Conseil général lors de l’élection complémentaire consécutive à la démission du conseiller Rousseau touché par le cumul des mandats, Michel Sansu, après avoir recueilli 41,6 % des voix au premier tour, fut battu de peu le dimanche suivant.

Michel Sansu, investi dans le domaine sportif comme joueur, éducateur et dirigeant de l’Union sportive vierzonnaise (section de basket-ball), fut le cofondateur du Club athlétique vierzonnais en 1966 qu’il présida jusqu’en 1995. Il présida aussi le comité départemental d’athlétisme de 1992 à 2000.

Michel Sansu, membre du PCF, toujours actif, participait au conseil d’administration d’une association de quartier alors que son fils, Nicolas Sansu, était devenu député–maire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article172586, notice SANSU Michel, Vincent par Jacques Girault, version mise en ligne le 27 avril 2015, dernière modification le 3 juin 2015.

Par Jacques Girault

ICONOGRAPHIE :
Michel Sansu et Jacques Rimbault au début des années 1980.
Michel Sansu et Fernand Micouraud au départ du semi-marathon de Vierzon (mars 1986).
Michel Sansu, adjoint au maire, au début des années 1980.
Michel Sansu et le directeur départemental de la Jeunesse et des Sports (2004).

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Divers sites Internet. — Renseignements fournis par l’intéressé.

ŒUVRE : {En vérité…}, manuscrit de 83 pages composé en 1991, sur la rupture de l’alliance municipale de 1990 et ses conséquences.

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