SAUBESTY Henri, Jean, Marc

Par Jacques Girault

Né le 29 juin 1913 à Andernos-les-Bains (Gironde), mort le 5 décembre 1993 à Andernos-les-Bains ; instituteur en Gironde ; militant du SNI ; résistant.

Fils d’un peintre, Henri Saubesty entra à l’École normale d’instituteurs de Saint-André-de-Cubzac en 1929 et devint instituteur stagiaire en octobre 1932 à Cestas. Il demanda à être nommé près de Bordeaux pour favoriser les études supérieures projetées. Il enseigna à Gazinet en 1933, à Mérignac-Arlac en 1934 où il fut titularisé, à Bordeaux en 1936. Il effectua son service militaire dans l’Infanterie (octobre 1934-octobre 1935) et le termina avec le grade de sergent.

Il se maria en septembre 1937 à La Teste de Buch (Gironde) avec une institutrice, fille d’un charpentier de marine. Le couple eut deux garçons.

Henri Saubesty dirigea l’école de Jau-Dignac-et-Loirac à partir d’octobre 1937. Mobilisé en septembre 1939 comme sous-lieutenant dans un régiment de pionniers, il écrivit à l’inspecteur d’académie, le 7 juillet 1940 de Mende (Lozère), pour faire accélérer sa démobilisation et indiquait avoir eu « la chance d’être le seul rescapé de mon régiment ». Accusé à tort pour trafic de cartes d’alimentation en mars 1941, il donna sa démission de secrétaire de la mairie de Jau-Dignac-et-Loirac. son épouse et lui furent nommés à Cissac dans le Médoc en octobre 1942. Secrétaire de mairie à partir de 1942, il participa à la Résistance (faux papiers, camouflage de réfractaires, d’évadés, dont un parachutiste américain en décembre 1943, participation des groupes de résistants Jean Dufour puis Charly Médoc à partir du 15 mai 1944, commandement de 800 hommes). En septembre1944, il était sous-lieutenant FFI, fut mobilisé à nouveau en octobre 1944, et fut promu capitaine de réserve en 1953.

À partir d’octobre 1945, instituteur-directeur à Lège, comme son épouse, secrétaire de mairie, pour des raisons politico-judiciaires dans l’obligation de demander sa mutation en 1946, il devint instituteur-adjoint à Ares en octobre 1948. Il dirigeait aussi le centre de cours professionnels ruraux et la société musicale. Il fut à l’origine de l’achat du château Wallerstein en 1950 par la MGEN qui y installa plus tard une maison de retraite.

Dans sa pédagogie, Henri Saubesty utilisait les méthodes d’éducation nouvelle (travail en équipes, textes libres, imprimerie). Avec son épouse, institutrice à l’école de plein air d’Andernos, il effectua un stage au centre de formation pédagogique pour l’enseignement dans les écoles de plein air en mai-juin 1949 . En 1953-1954, directeur de l’école de garçons de Sérilhan à Saint-Médard-en-Jalles, il suivait les cours de l’institut de psychologie de la Faculté des Lettres de Bordeaux. Animateur du patronage laïque, responsable de sa section artistique, il dirigeait les chorales du village et de l’école. Une classe dans son école étant supprimée, il obtint sa mutation pour diriger l’école Jean Macé d’Ardillos (13 classes) à Mérignac, de 1960 à sa retraite en 1967.

Lors de la journée pédagogique du SNI qui précédait le congrès, le 16 juillet 1957, sur le thème « Programmes et méthodes du cours moyen », il critiqua les devoirs à la maison au nom de l’enseignement oral qui avait sa préférence. Il intervint à nouveau, le 15 juillet 1958, lors de la réunion pédagogique sur « L’enseignement des sciences à l’école primaire pour les 11 à 14 ans ». Il affirmait qu’il fallait établir un lien nécessaire entre les matières enseignées. Le 19 juillet, il donna son point de vue dans la discussion du rapport « Pour le respect de la laïcité dans les grands moyens modernes d’expression de la pensée : radio, télévision, cinéma ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article172594, notice SAUBESTY Henri, Jean, Marc par Jacques Girault, version mise en ligne le 27 avril 2015, dernière modification le 4 mai 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Gironde (Corine Montion), 1466 W 12, 1473 W 102. — SHD, Vincennes, GR 16 P/ 536570. — Presse syndicale : L’Ecole libératrice. — Notes du fils de l’intéressé.

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