ROGER Jean, Lucien, Émile

Par Gilles Morin

Né le 16 août 1914 à Bourges (Cher), mort le 20 septembre 1983 à Bourges ; instituteur ; militant socialiste et syndicaliste du Cher ; secrétaire de la fédération socialiste (1969-1977, 1978-1979) ; adjoint au maire de Bourges ; président de l’union départementale des élus socialistes et républicains du Cher en 1978.

Fils d’employés de commerce, Jean Roger, instituteur, se maria le 17 septembre 1934 à Thaon-les-Vosges (Vosges) avec Marie Veançon, institutrice, fille d’un employé. Instituteur, puis directeur de cours professionnels municipaux à Bourges, il prit sa retraite professionnelle en 1973.
Secrétaire de groupe des Jeunesses socialistes, Jean Roger fut désigné secrétaire de section SFIO de Bourges en janvier 1946, puis secrétaire adjoint de la fédération. En désaccord avec le parti, il cessa de militer à la SFIO pour se consacrer à la CGT-Force Ouvrière et fonda un « Groupe d’études et d’action socialiste ». Il revint à la SFIO au début 1956 avec Marcel Bataille et devint correspondant du Comité socialiste d’études et d’action pour la paix en Algérie en 1957. Responsable fédéral du Parti socialiste autonome en décembre 1958, il participa à la fondation du Parti socialiste unifié en 1960 et était toujours membre du PSU en 1966.
Jean Roger revint à la « vieille maison ». Premier secrétaire de la fédération du Nouveau parti socialiste en mai 1969, il fut reconduit régulièrement pour le congrès d’Épinay et après le congrès de Pau en 1975. Membre de la tendance “Bataille socialiste” du Parti socialiste en 1971, il fut candidat aux élections législatives de 1973 dans la première circonscription du Cher. Obtenant 6 579 voix sur 68 727 inscrits, il se désista pour le candidat communiste qui fut battu au deuxième tour. Élu adjoint au maire de Bourges en 1977, il démissionna de ses fonctions de premier secrétaire fédéral, mais la reprit en juin 1978, après la démission de Cormon. Il était président de l’UD des élus socialistes et républicains du Cher en 1978.

Jean Roger était vénérable de sa loge maçonnique du Grand orient.

A sa mort, la Fédération communiste du Cher lui consacré un article dans Dix-huit, saluant "cet homme généreux [que] nous estimions" et qui avait "contribué à renouer dans notre département les fils de l’union des forces de gauche". "Il était la cheville ouvrière de l’union" au niveau municipal.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article172654, notice ROGER Jean, Lucien, Émile par Gilles Morin, version mise en ligne le 29 avril 2015, dernière modification le 29 mars 2021.

Par Gilles Morin

SOURCES : Arch. Nat, 19810440/15, 19800280/101. — Archives de l’OURS, correspondance du Cher ; fichier “Bataille socialiste”, arch. Claude Fuzier. — Arch. FJJ, 9EF/1, 13EF/18, dossier Somme, fonds Cazelles, 9EF/1, 3EF78/2-5. — Archives André Seurat. — Fichiers adhérents du PSU. — Dix-huit, hebdomadaire départemental du Parti communiste français, 27 septembre-3 octobre 1983. — Notes de Jacques Girault et de Claude Pennetier.

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