BORDAGE Henri

Par Claude Pennetier

Militant communiste de Charente-Maritime ; journaliste ; dirigeant du bureau central de presse du PCF au début des années 1950.

Henri Bordage fut un militant communiste actif de Charente-Maritime après la Libération. En mars 1947, le secrétariat national le proposa pour entrer au secrétariat fédéral de Charente-Maritime avec Yves Le Druz* et Serge Vergnaud, puis le proposa pour une école centrale d’un mois en septembre 1947 et l’orienta le mois suivant vers l’école de journalisme. Il quitta ensuite son département d’origine et ne figura pas dans la direction fédérale dont nous connaissons la composition à partir de 1953. Il est possible que la présence dans ce département de Georges Gosnat, député et administrateur du comité central, ait contribué à son orientation vers des fonctions de confiance dans la presse. Il fut nommé à la rédaction de l’Humanité en février 1948. Le secrétariat national du 16 octobre 1950 l’affecta à la direction du journal Les Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest, organe contrôlé par le Parti communiste. Il fut également dirigeant du bureau central de presse.
L’Humanité du 3 mars 1955 publia une lettre de Maurice Thorez à Henri Bordage à propos d’un article des Nouvelles de Bordeaux et du Sud-Ouest. Sous le titre « A propos des menaces atomiques », le secrétaire général dénonçait les « exagérations » et affirmait, en citant Molotov, qu’en cas de guerre nucléaire, « ce n’est pas la civilisation mondiale qui périra, aussi grand puisse être le préjudice causé [...] mais c’est le système social déjà pourri, avec sa base impérialiste imprégnée de sang ». Selon Philippe Robrieux, c’est Joliot-Curie qui était visé et non Henri Bordage.
Domicilié à Sceaux, il fut un des deux rédacteurs en chef de Libération et un rédacteur en chef adjoint de l’Humanité.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17267, notice BORDAGE Henri par Claude Pennetier, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 18 novembre 2021.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. comité national du PCF. — Philippe Robrieux, Histoire intérieure du PCF, t. 4, p. 740.

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