LEMAIRE Georges, Charles, Henri

Par Daniel Grason

Né le 25 mai 1893 à Orléans (Loiret), mort le 8 septembre 1959 à Bagneux (Seine, Hauts-de-Seine) ; militant communiste et syndicaliste ; volontaire en Espagne républicaine.

Fils de Charles et de Pauline, née Rauen, Georges Lemaire vivait avec son amie Justine Aidat dans une maisonnette en bois dont il était propriétaire au 107 rue des Meuniers à Bagneux (Seine, Hauts-de-Seine). Membre du Parti communiste dès 1925 il aurait quitté l’organisation en 1931 à la suite de désaccords avec des dirigeants. Il était également membre de la CGTU, exerçait la profession d’ajusteur. Il se porta le 10 novembre 1936 volontaire en Espagne républicaine, fit partie d’un convoi de 1200 volontaires de la région parisienne et du nord de la France à destination de Barcelone. Début février 1937 il fut rapatrié de Valence avec vingt-trois autres volontaires.

À leur arrivée en gare de Lyon, les policiers du commissariat spécial procédèrent à un contrôle d’identité. Plusieurs brigadistes certifièrent qu’après avoir combattu en première ligne, ils étaient en permission à Valence depuis le 27 janvier. Après s’être concertés ils s’adressèrent au consul de France pour être rapatriés. Ces volontaires étaient fatigués et démoralisés, ils ne voulaient surtout pas être considérés comme des déserteurs.

Dénoncés aux autorités espagnoles, ils furent arrêtés, conduits sous escorte dans une caserne, un brigadiste parvint à s’enfuir, les autres étaient emprisonnés pour la nuit. Prévenu le consul se présenta à la caserne, les prisonniers libérés. Selon le rapport du commissaire de police, Moïse Bercovici était considéré par les autres volontaires comme un « aventurier ».

Georges Lemaire regagna son domicile, travailla de septembre 1939 à juin 1940 à la Précision électrique Croce Spinelli, puis à compter du 1er novembre 1941 comme veilleur de nuit au commissariat de la lutte contre le chômage à Bagneux. En janvier 1942, des dénonciations anonymes concernant des ex-militants du parti communiste de Bagneux parvenaient à la police. Les policiers vérifièrent l’existence d’un dépôt d’armes dans le deuxième sous-sol de la mairie, d’une entrée secrète partant d’une boucherie jusqu’à la mairie, d’un autre dépôt d’armes, de l’activité clandestine de Onnik Mel-Koyan militant communiste d’origine arménienne et de celle de Georges Lemaire. Les inspecteurs des Renseignements généraux ne trouvèrent ni armes, ni activité militante des mis en cause.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article172913, notice LEMAIRE Georges, Charles, Henri par Daniel Grason, version mise en ligne le 9 mai 2015, dernière modification le 9 mai 2015.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. 77W 221, 1W 0970 (dossier Moïse Bercovici). – État civil numérisé, Arch. Dép. Loiret, page 177.

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