BORGET Marius

Par Claude Pennetier

Né le 8 septembre 1898 à Paris (IIIe arr.) ; successivement ouvrier agricole, métayer, ouvrier du Bâtiment, employé de coopérative ; militant communiste de l’Indre.

Le père de Marius Borget était cordonnier. La famille s’installa à Châteauroux (Indre) en 1901 et le père prit une échoppe de cordonnier à la Champenoise (Indre) en 1909. Dès l’âge de onze ans, Marius Borget travailla comme domestique de ferme. Il s’engagea en 1915 dans le 23e régiment d’infanterie et vécut de près les mutineries de 1917.

De retour dans l’Indre en 1919, il reprit son métier de journalier agricole puis tenta d’acquérir une certaine indépendance en prenant un métayage. Il s’installa d’abord à Brion puis dans le Cher, mais en 1931, ruiné par la crise et les exigences de son régisseur, Borget quitta la terre et travailla comme journalier dans le Bâtiment à Châteauroux.

Lecteur de l’Humanité depuis 1922, il adhéra au Parti communiste en 1927. Selon un article de L’Émancipateur (18 avril 1936), Borget organisa avec la CGPT (Confédération générale des Paysans travailleurs) dans les années 1930, une campagne de propagande en faveur des métayers. Les archives et la presse du Cher n’en parlent pas. Peut-être dirigeait-il son action en priorité vers l’Indre, en tout cas il ne réussit pas à organiser durablement les métayers du Berry.

Peu de temps après son installation à Châteauroux, Marius Borget devint secrétaire du syndicat unitaire du Bâtiment et secrétaire du rayon communiste de Châteauroux. Il conserva le secrétariat de la section communiste du chef-lieu de l’Indre jusqu’en 1937.

Marius Borget fut candidat à de nombreuses élections. Présenté aux élections législatives de mai 1932 dans la circonscription du Blanc, il recueillit 1,7 % des voix des électeurs inscrits au premier tour et 1,3 % au second. En avril 1936, dans la circonscription de La Châtre, il obtint 2,5 % au premier tour. Il participa sans succès aux élections cantonales d’octobre 1934 (canton de Châteauroux) et d’octobre 1937 (canton d’Aigurande).

En 1938, Marius Borget entra en conflit avec la direction régionale et fut radié par la commission de contrôle du comité régional et du comité de la section de Châteauroux.

Marius Borget resta cependant un militant communiste de Déols après guerre car, Raymond Casas, futur militant maoïste de Blois (Loir-et-Cher), qui en 1966 avait dénoncé l’évolution du Parti communiste, obtint son soutien : « Toutes [les réponses] émanaient de communistes critiques, certains d’entre eux tel Marius Borget de Déols, près de soixante-dix ans, avaient adhéré au congrès de Tours en 1920 ». Début 1968, il suivit Casal au PCMLF : « Je fus cependant surpris par le nombre de militants âges qui nous rallièrent, des hommes de soixante-dix à quatre-vingts ans, les jeunes du congrès de Tours. Des quasi-octogénaires arrivèrent chez moi venant du Vendômois au Nord-Indre : Aurèle Javet, Guillot, Marius Borget, le premier candidat du parti des années 20 de Déols. »

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17297, notice BORGET Marius par Claude Pennetier, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 13 février 2009.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Indre, 3 M 1415-14131. — L’Émancipateur, 1932-1938. — Raymond Casas, Mes années 68, Vendôme, 1998, p. 96 et 164.

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