SEÏTE Raymond

Par Jean-Claude Lahaxe

Né le 29 juin 1929 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort le 17 janvier 2008 à Marseille ; professeur à la faculté de médecine de Marseille, biologiste des hôpitaux, chef de service ; militant communiste ; responsable national du SNESup.

Fils d’un employé et d’une couturière à domicile, Raymond Seïte fréquenta l’école primaire des Présentines dans l’ancien quartier des Grands Carmes où il était né. Il fut ensuite élève du cours complémentaire de Saint-Louis. Raymond Seïte se retrouva en 1943 interne au lycée de Mende (Lozère), avant de passer quatre ans plus tard son baccalauréat à Montpellier (Hérault). Il adhéra durant cette période au Front uni des jeunesses patriotiques, rejoignit le Parti communiste français en 1946.

Raymond Seïte revint à Marseille en 1947. Il y entama des études de médecine. Rattaché à la cellule communiste de la faculté des sciences en 1947 et 1948, il milita ensuite dans celle du centre ville, ainsi qu’à l’Union de la jeunesse républicaine de France. À l’automne 1951, à la suite de sa participation au congrès de la jeunesse de Berlin, Raymond Seïte créa la chorale Henri Martin qu’il dirigea jusqu’à sa dissolution. Il s’occupa alors de la chorale arménienne de la JAF à la Cabucelle. Il fut arrêté lors de la manifestation interdite du 28 mai 1952 en compagnie de Philippe Morelli et de Jean Marcantoni. Cette année-là il suivit les cours dispensés par l’école fédérale du PCF.

Raymond Seïte soutint sa thèse de doctorat en médecine en 1955, l’année de son mariage avec Josette Chapuis. Le couple eut quatre enfants.

D’abord stagiaire, Raymond Seïte devint ensuite attaché puis chargé de recherche au CNRS. Il bifurqua vers la faculté de médecine de Marseille où il occupa le poste de chef de travaux. Après avoir réussi à l’agrégation en 1962, il assuma des responsabilités hospitalières, d’enseignement et de recherche. Il exerça, entre 1966 et 1968, des responsabilités nationales au sein du SNESup, créant une section de ce syndicat au sein de la faculté. En sa qualité de chercheur dans le domaine des neurosciences, il fut invité à donner une conférence publique en janvier 1967 sur le thème « Le cerveau et la faim » au cours de laquelle il mit en évidence les conséquences de la sous-nutrition sur le développement du cerveau de l’enfant.

En 1984, Raymond Seïte fut un des membres fondateurs de l’Association des médecins français pour la prévention de la guerre nucléaire (filiale de l’International Physicians for the prevention of nuclear war qui se vit attribuer le prix Nobel de la Paix en 1985). Membre du Comité national de l’Association d’Amitié franco-vietnamienne, il fut en 1979, avec ses collègues Carcassonne et Serafino et, au nom du doyen de la faculté de médecine de Marseille, l’un des initiateurs et signataires du premier accord de coopération hospitalière avec la faculté d’Ho-Chi-Minh-Ville.

Titulaire de la chaire de biologie cellulaire et chef du service de biologie cellulaire à l’hôpital de la Conception à Marseille, Raymond Seïte prit sa retraite en 1998. Par la suite, des divergences d’analyse le conduisirent à ne plus renouveler son adhésion au PCF.

Raymond Seïte écrivit, avec Pierre Cau, un Cours de biologie cellulaire aux éditions Ellipses en 1997 qui connut plusieurs rééditions.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article173045, notice SEÏTE Raymond par Jean-Claude Lahaxe, version mise en ligne le 20 mai 2015, dernière modification le 25 mars 2021.

Par Jean-Claude Lahaxe

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, 148 W 248, rapport de police du 9 mars 1952. — La Marseillaise, 12 novembre 1951, 16 janvier 1967. — Déclarations des 13 mars 2000, 8 juin 2001, 17 mai 2006. – Notes de Jacques Girault.

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