RUAT Noël [pseudonyme dans la résistance : Duchène]

Par Jean-Michel Steiner

Né le 24 décembre 1908 à Avignon (Vaucluse), mort en avril 1975 ; employé ; résistant au sein des Francs-tireurs et partisans (FTP) ; militant laïque.

Arrêté le 1er décembre 1940, Noël Ruat fut interné à la prison d’Avignon puis aux camps d’Oraison (Basses-Alpes) et Saint-Sulpice-la-Pointe (Gard). Il s’en évada le 3 mai 1942.
Responsable régional des groupes FTPF Drôme-Ardèche au printemps 1943, il organisa de nombreux sabotages. À la fin 1943 il fut muté comme régional à Saint-Étienne. Selon Eugène Martres, reprenant la biographie de Pierre Girardot alias Negro, le responsable du PCF du Puy-de-Dôme de 1943 à août 1944, l’Interrégional FN pour l’Auvergne (incluant la Loire) à partir du 1er janvier 1944 fut Noël Ruat alias Duchène. Alphonse Rozier, responsable FN pour le Puy-de-Dôme Rozier affirme le contraire : « en janvier 1944, Noël Ruat inconnu en Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Allier. La région était directement en relation par l’intermédiaire de Camille (Daniel Georges, frère du Colonel Fabien) avec Lyon-Saint-Etienne-Marseille".
Après-guerre, Noël Ruat fit plusieurs attestations pour des anciens FTP. Dans certaines, il se présente comme responsable Interrégional pour la Loire et la Haute-Loire, dans d’autres, comme pour Louis Priouret, il ajoute les départements de l’Allier, Cantal et Puy-de-Dôme.
Arrêté le 23 mars 1944, transféré à Lyon, il réussit à s’échapper le 19 août 1944 pour regagner Saint-Étienne le jour de la libération.

Engagé avec les FFI, dans les combats de Givors et Lyon, il prit la tête d’un bataillon bientôt intégré au 151e RI qui participa aux campagnes de la fin de la guerre : Alsace, traversée du Rhin, Allemagne.
Il fut homologué commandant FFI, médaillé de la Résistance, titulaire de la carte de Combattant volontaire de la Résistance (CVR).

En 1955, il habitait 21 rue de Champrond à Saint-Etienne et était considéré par le Gouverneur militaire de Lyon comme le seul officier habilité à établir une attestation de en tant qu’ancien chef régional FTP pour les départements de la Loire et la Haute-Loire.

Lors des élections municipales de 1953 à Saint-Étienne, il était placé en 27° position sur la liste du PCF. Il était à nouveau sur la liste de Michel Olagnier en 1971.

Noël Ruat devint président de l’Amicale laïque de Côte Chaude en 1967-1968.

Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre, Médaille de la Résistance, Noël Ruat mourut en avril 1975.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article173286, notice RUAT Noël [pseudonyme dans la résistance : Duchène] par Jean-Michel Steiner, version mise en ligne le 26 mai 2015, dernière modification le 5 janvier 2020.

Par Jean-Michel Steiner

SOURCES : SHD Vincennes : GR 16 P 527072. Dossier de résistant de Noël Ruat (non consulté) .— AVCC Caen, AC 21 P 688194. Dossier interné-résistant pour Théodore Vial .— Arch. Mun. Saint-Étienne, 10 K 18, 1 K 21. — Roger Fiasson, Il était une fois Côte Chaude, Presse Publicité Loire, 1990 .— Eugène Martres, Le Cantal de 1939 à 1945. Les troupes allemandes à travers le Massif central, Cournon d’Auvergne, éditions de Borée, 1993, p. 195 .— Archives privées Alphonse Rozier, Clermont-Ferrand : Boite 1 chemise « Maquis du Mont-Mouchet ». Cahier Rhodia. Compléments par Eric Panthou.

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