NAYRAC Paul

Par Daniel Grason

Né le 16 janvier 1907 à La Havane (Cuba) ; porteur de journaux ; militant communiste ; résistant ; déporté.

De nationalité française, Paul Nayrac épousa Marie Couvelard, le couple vivait 37 rue Monge à Paris (Ve arr.). Membre du Parti communiste dès 1924, il était trésorier du Rayon des Ve et XIIIe arr. de Paris, était adhérent du Secours rouge international (SRI). Il exerça à partir de 1936 le métier de porteur de journaux aux Messageries Hachette 111 rue Réaumur à Paris (IIe arr.).

Mobilisé en septembre 1939 dans un équipage de la Flotte à Dunkerque (Pas-de-Calais), il fut démobilisé en juin 1940. Il resta dans la ville portuaire, travailla comme manœuvre jusqu’en avril 1941. De retour à Paris, il reprit son travail aux Messageries Hachette, prit contact avec des militants du parti communiste. Cycliste, il accepta de transporter des paquets de tracts et de les livrer dans différents lieux de Paris et en banlieue.

Il s’approvisionnait au dépôt situé 24 bis, rue du Pont à Neuilly-sur-Seine (Seine, Hauts-de-Seine), placé sous la responsabilité de Eugène Ridel. Des militants furent filés par des policiers, ils tendirent une souricière, le 27 février 1942 Paul Nayrac était arrêté. Les policiers saisissaient 250 000 tracts et une remorque dans le dépôt.
Incarcéré à Fresnes ou à la Santé, il comparut le 28 octobre 1942 devant la Section spéciale de la Cour d’Appel de Paris qui le condamna à deux ans de prison et 1200 francs d’amende. Transféré le 17 septembre 1943 à la centrale de Poissy (Seine-et-Oise, Yvelines), puis à la prison de Blois (Loir-et-Cher), il fut envoyé au camp de Compiègne. Le 22 janvier 1944 Paul Nayrac était dans un convoi de 2005 hommes à destination du camp de concentration de Buchenwald (Allemagne), les détenus arrivèrent le 24 janvier.

La libération du camp eut lieu le 11 avril 1945, les détenus organisés dans un Comité militaire clandestin arrêtaient cent vingt-cinq SS et prenaient possession du camp. L’après-midi, l’armée américaine conduite par le général Patton était à Buchenwald. Paul Nayrac matricule 41554, était parmi les 50% de survivants du convoi. Il fut homologué comme membre de la Brigade française d’action libératrice.

Rentré à Paris, il reprit son travail de porteur de journaux à ce qui était devenu les Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne (NMPP). En 1952 il militait dans l’entreprise à la cellule Lucien Sampaix, était père de trois enfants nés en 1947, 1949 et 1951.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article173309, notice NAYRAC Paul par Daniel Grason, version mise en ligne le 27 mai 2015, dernière modification le 27 mai 2015.

Par Daniel Grason

SOURCES : Arch. PPo. 77W 239. – Roger Poitevin, Abbaye-Bagne de Fontevraud 1940-1944, Éd. AFMD 49, 2009. – Livre-Mémorial, FMD, Éd. Tirésias, 2004. – Pierre Durand, Les Français à Buchenwald et à Dora, Éd. Sociales, 1977.

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