SIMONOT Michel, Alain

Par Jacques Girault

Né le 13 septembre 1935 à Guérigny (Nièvre), mort le 29 mars 2021 à Dijon (Côte d’Or) ; professeur ; militant du SNES puis du SNESup ; militant communiste en Côte d’Or puis dans la Haute-Marne.

Fils d’un ouvrier de marine devenu secrétaire comptable à l’arsenal de la Marine nationale de Guérigny, syndiqué à la CGTU puis à la CGT, et d’une institutrice, fille d’un socialiste blanquiste et nièce de Gilbert Ricroch, fondateur du premier syndicat de l’arsenal en 1900, électeurs communistes, Michel Simonot reçut pourtant les premiers sacrements catholiques « par précaution ». Après avoir été élève du lycée de Nevers (Nièvre) et avoir obtenu le baccalauréat en 1952-1953, il entra en classe préparatoire au lycée Carnot à Dijon, tout en commençant des études supérieures d’histoire à la faculté des lettres de Dijon. Membre de l’Union nationale des étudiants de France depuis 1953, il adhéra au Parti communiste français en 1955 puis à l’Union des étudiants communistes en 1957, participant au congrès de fondation à la Mutualité.

Boursier, puis moniteur à la faculté, chargé de la bibliothèque de la section du département d’Histoire, Michel Simonot se maria religieusement « par nécessité en raison de la situation sociale de ses beaux-parents » en août 1960 à Laneuville-à-Bayard (Haute-Marne) avec une étudiante en géographie, devenue professeur, fille d’un chef magasinier aux Fonderies de Bayard et de la gérante du restaurant d’entreprise. En 1962, il accomplit son service militaire (novembre 1962-mars1964) à Moneteau (Yonne) puis à Saintes (Charente-Maritime) comme simple soldat, chargé de l’instruction en français et en histoire des jeunes engagés de la base (Armée de l’Air).

Délégué du Syndicat national de l’enseignement secondaire des historiens au Centre pédagogique régional de Dijon, il obtint le CAPES en 1965 et fut nommé professeur au lycée Bouchardon à Chaumont, alors que son épouse, professeur certifiée, enseignait à l’École normale mixte de la ville.

Secrétaire de la cellule communiste du lycée Carnot (classe de Khâgne, puis cellule Jeannin de Dijon), membre du comité et du secrétariat de la section communiste de Dijon-Nord, responsable de la propagande, membre du comité de la fédération communiste de Côte d’Or (1964-1965), après sa mutation en Haute-Marne, il milita à la cellule de Chaumont et fut élu au comité de la fédération de Haute-Marne (1968-1969). De retour à Dijon, il fut simple adhérent de la cellule des enseignants.

En 1966, il commença à préparer l’agrégation d’histoire qu’il obtint en 1967. Secrétaire de la section (S1) du SNES du lycée de Chaumont (Haute-Marne) de 1967 à 1969, il devint membre de la commission administrative de la section syndicale académique (S3) de l’académie de Reims, élu sur la liste « Unité et Action ». En mai-juin 1968, il dirigea le mouvement (grèves, manifestations, prises de parole etc…). Membre du comité de la fédération communiste de Haute-Marne de 1968 à 1969, souhaitant intégrer l’enseignement supérieur, il fut muté avec son épouse à Dijon à partir d’octobre 1970, lui au lycée technique Hippolyte Fontaine et elle, au collège Epirey, avant d’être nommée au lycée Montchapet.

En liaison avec Albert Soboul et Jean-René Suratteau, Michel Simonot commença des recherches sur les paysans de Côte d’Or sous la Révolution française, et devint chargé de cours à l’Université de Dijon puis assistant de J-R Suratteau en histoire contemporaine en 1978. Membre du SNES, il adhéra à partir de 1979 au SNESup.

Il continuait à militer au PCF sans prendre de responsabilités mais participant aux discussions internes. Il se montra réservé à partir de 1977 sur la stratégie du Parti.

Dans les années 1980-2000, investi davantage dans la vie universitaire, Michel Simonot présida le département d’Histoire pendant une année avant d’en devenir le vice-président, tout en étant membre du conseil d’administration de l’UFR de Sciences humaines de l’Université de Bourgogne, élu sur les listes du SNESup, et à plusieurs reprises assesseur du doyen.

Orientant ses recherches vers la vente des Biens nationaux, il adhéra par ailleurs à l’Association pour la recherche sur l’Occupation et la Résistance en Morvan, et en 1992-1993, fut un des fondateurs de l’Association pour la documentation, informations et archives du mouvement ouvrier et social, dont le siège était à Chenôve (Côte d’Or). Il assura la présidence de l’ADIAMOS jusqu’en 2001.

Michel Simonot, toujours défenseur de l’enseignement public et laïque, prit sa retraite en 2000 comme professeur agrégé hors classe faisant fonction d’assistant. Il restait membre du SNESup et faisait partie de l’amicale des Vétérans du PCF, « resté partisan d’une société plus solidaire et moins inégalitaire surtout. »

Son épouse mourut en 2010. Il décéda au CHU de Dijon. Ses obsèques se déroulèrent à l’église Saint-Bernard de Dijon et l’inhumation au cimetière de Guérigny.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article173402, notice SIMONOT Michel, Alain par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 mai 2015, dernière modification le 17 avril 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Renseignements fournis par l’intéressé et Thierry Bernard.. — https://www.avis-de-deces.net/avis-de-deces/bourgogne-franche-comte/21-cote-dor/21000-dijon/.

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