LÉGLISE François

Par François Lonchampt

Né le 14 mai 1896 à Mazingarbe (Pas-de-Calais), mort le 21 février 1970 à la Maison des Déportés de Fleury-Mérogis (Essonne) ; mineur puis ouvrier du bâtiment ; militant communiste de Paris et de Valenton (Seine-et-Oise, Val-de-Marne).

Fils de Charles Leglise, houilleur, et d’Élise Fouache, ménagère, il commença à travailler dans les mines à l’âge de douze ans, après avoir obtenu son certificat d’études. À l’âge de dix-sept ans, il participa aux grèves. Mobilisé en 1916, il fut blessé au front, évacué, puis guéri, il fut renvoyé à la guerre.

Il se maria le 9 novembre 1918 à Barlin (Pas-de-Calais) avec Irma Louise Leroy.

Adhérent au Parti socialiste, il mena campagne pour l’adhésion à la 3e Internationale et adhéra au Parti communiste..

Militant syndical actif, François Léglise fut licencié des mines en 1920. Monté à Paris en 1923, il travailla dans les transports. Licencié à nouveau, il devint ouvrier du bâtiment et connut le chômage en 1930-1931.

Entré dans la clandestinité lors de la dissolution du Parti communiste en 1939. Arrêté le 26 février 1941 quand la police découvrit chez lui du matériel de propagande, il connut la prison à la Santé et à Fresnes, puis à Châteaubriant (Loire-Inférieure), puis dans le camp de Voves (Eure-et-Loir) et Pithiviers (Loiret), d’où il fut libéré le 10 août 1944.

De retour à Paris, il reprit contact avec le PCF et participa à la prise de la Mairie du XVIIe arrondissement. Il fut blessé lors de la semaine insurrectionnelle. Malgré une santé précaire, il reprit son travail et ses activités militantes. En 1962, il prit sa retraite à Pompadour, commune de Valenton (Seine-et-Oise, Val-de-Marne).

Décédé le 21 février 1970 à la Maison des Déportés de Fleury-Mérogis. Il était membre de la section du PCF de Valenton.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article173462, notice LÉGLISE François par François Lonchampt, version mise en ligne le 3 septembre 2015, dernière modification le 3 septembre 2015.

Par François Lonchampt

SOURCE : Le Réveil du Val-de-Marne, n° 157, 6 mars 1970. — État civil.

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