SOL Edmond [SOL Pierre, Edmond, François]

Par Jacques Girault

Né le 10 février 1907 à Riom (Puy-de-Dôme), mort le 30 novembre 1994 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ; instituteur dans le Puy-de-Dôme ; militant du SNI.

Fils de jardiniers-maraîchers, Edmond Sol reçut les premiers sacrements catholiques. Elève d’un cours complémentaire, il entra à l’Ecole normale d’instituteurs de Clermont-Ferrand et participa à la préparation militaire supérieure. Il fut instituteur dans diverses communes, dont Jozeran. Il fut de 1925 à 1932 secrétaire de mairie. Après son mariage uniquement civil en août 1932 à Riom avec une institutrice, fille d’un maréchal-ferrant, Sol obtint des postes doubles à Saint-Bonnet près Orcival (1932-1938), à Sayat (1938-1945), puis à Clermont-Ferrand. Le couple eut deux enfants.

Membre du Syndicat national (CGT), Edmond Sol fut membre du conseil de la section départementale du Syndicat national des instituteurs en 1938. Il participa aux grèves du 12 février 1934 et du 30 novembre 1938. D’accord avec les actions du SNI pour la paix, il s’activa pendant la campagne « Nous ne voulons pas la guerre » à l’automne 1938.

Edmond Sol adhéra au Parti socialiste SFIO de 1930 à 1933. Après la scission « néo-socialiste », resté hors du parti, membre du mouvement Amsterdam-Pleyel, il adhéra au Parti socialiste ouvrier et paysan en 1938.

Sol fut initié dans une loge du Grand-Orient de France en 1938.

Mobilisé en 1939, Sol fut responsable à partir de la fin de 1943 de comité de Résistance de Sayat en rapport avec le gouvernement d’Alger.

Edmond Sol devint le secrétaire de la section départementale du SNI en 1946. Il fut l’animateur dans le département de l’opposition au départ de la CGT alors qu’il s’était revendiqué de la majorité nationale. Son hostilité au courant d’adhésion à “Force ouvrière“ le fit diriger les luttes contre l’autonomie, choix adopté par la majorité de la section. Dans L’Ecole libératrice du 4 mars 1948, Aigueperse sous le titre "Une campagne bien orchestrée" évoqua cette position. L’assemblée du 1er juillet 1948 rejeta la motion qu’il présentait demandant le maintien dans la CGT. Ses camarades et lui refusèrent de suivre la majorité et fondèrent un syndicat unique de l’Éducation nationale CGT du Puy-de-Dôme refusant l’adhésion au SNI autonome. Mais dès l’assemblée générale du 30 juin 1949, se posa la question de la réunification syndicale. Pourtant lors des élections de la commission administrative paritaire départementale, la liste de la FEN-CGT qu’il présentait contre la liste du SNI gagna un siège. Cette attitude de Sol et de ses camarades ne correspondait pas aux orientations de la FEN-CGT.

Régis Prulhière, secrétaire général de la commission administrative de la section de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale, pour permettre le rapprochement des deux syndicats, permuta avec Sol après la réunion de l’assemblée générale du 14 février 1948. Ainsi put être organisée une section qui géra pour l’ensemble des enseignants leur Sécurité sociale.

Finalement Sol signa un protocole d’accord avec la majorité de la section du SNI et réintégra cette section à la fin de l’année scolaire 1949-1950 tout en restant militant de la FEN-CGT puis de la tendance « cégétiste ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article173477, notice SOL Edmond [SOL Pierre, Edmond, François] par Jacques Girault, version mise en ligne le 2 juin 2015, dernière modification le 24 mars 2021.

Par Jacques Girault

SOURCES : Presse syndicale. — Renseignements fournis par l’intéressé en 1975. — Laurent Frajerman, L’interaction entre la Fédération de l’Éducation nationale et sa principale minorité, le courant ‘unitaire“, 1944-1959, Thèse, Université de Paris I, 2003.

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