BARANI Luigi

Par Daniel Grason

Né le 15 juillet 1904 à Monteveglio, province de Bologne, région d’Émilie-Romagne (Italie) ; ouvrier bottier ; antifasciste ; volontaire en Espagne républicaine ; interné politique.

Fils de Ferdinand et de Cléophie, née Zanavie, Luigi Barani vint en France le 16 août 1931, situation régulière, il travailla. Marié avec Joséphine Dilallo, le couple demeurait 17 rue des Réglisses à Paris (XXe arr.). Le 22 octobre 1936 il partit en Espagne, s’engagea dans les Brigades internationales. De nationalité italienne il combattit probablement avec la XIIe Brigade internationale Garibaldi. Cette Brigade prit part à la défense de Madrid (novembre 1936 à janvier 1937), aux combats de Jarama et Guadalajara (février, mars 1937), Garabitas (mai), Brunete (juillet), Villamayor-de-Gallego (août), Zalamea (février 1938), Caspe (mars), puis à la bataille de l’Ebre (août à septembre). Son rapatriement eut lieu au début de l’année 1939 par Cerbère (Pyrénées-Orientales).

Le conseiller Karl Boemelburg, chef de l’ensemble des forces de police allemande en France, décida d’une vaste opération contre les anciens des Brigades internationales. La 3e Section des Renseignements généraux, chargée de la surveillance des étrangers dressa des listes. Elles furent prêtes le 19 décembre 1941. Le 24, les policiers français et allemands arrêtèrent de nombreux ex-Brigadistes dont Luigi Barani arrêté à son domicile par des policiers français, il fut interné à la caserne des Tourelles, à Paris (XXe arr.), il fut transféré au camp de Compiègne (Oise), s’en évada le 24 août 1944.

Il regagna son domicile, son épouse Cléophie accoucha d’un fils, Jean le 20 juillet 1945 à Paris (XIVe arr.). Elle mourut quelques temps plus tard. Il se remaria le 11 février 1948 avec Georgetta Gaspari au Consulat général d’Italie, la famille Barani demeura 8 rue André del Sarte à Paris (XVIIIe arr.). Il exerça sa profession de bottier de juin 1946 à octobre 1949 pour la maison Jourdan 8 place de la Madeleine, puis jusqu’en novembre 1953 pour la société John Lobb, deux maisons situées à Paris (VIIIe arr.). Il travailla ensuite à façon à son domicile.

En 1955, il effectua des démarches auprès du ministère des anciens combattants et victimes de guerre pour obtenir une carte définitive de « Déporté interné résistant politique ».

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article173532, notice BARANI Luigi par Daniel Grason, version mise en ligne le 2 juin 2015, dernière modification le 2 juin 2015.

Par Daniel Grason

SOURCE : Arch. PPo. 1W 0633 (document transmis par Gilles Morin).

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