STRZELCZYK Stanislas

Par Pierre Schill

Né le 6 août 1916 à Brême (Allemagne), mort le 25 décembre 1944 à Ohrdruf (Allemagne) ; ouvrier d’usine ; syndicaliste CGT et communiste ; résistant du Groupe Mario en Moselle annexée au Reich.

Fils d’un ouvrier d’usine polonais, Stanislas Strzelczyk arriva en France en 1919, avec ses parents. La famille s’installa à Metz (Moselle). Il fut d’abord ouvrier d’usine, puis monteur aux Etablissements Levoyer, entreprise de constructions métalliques de Maizières-lès-Metz (Moselle) et milita à la CGT et au Parti communiste.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Stanislas Strzelczyk fit partie du groupe de résistance « Mario », le plus important du département de la Moselle alors annexée au Reich. Ce groupe affilié au mouvement de résistance communiste Front national et aux FTPF, avait été mis sur pied à l’été 1941 par l’instituteur messin Jean Burger dont le pseudonyme de résistant était « Mario ». Stanislas Strzelczyk aurait rejoint le Groupe Mario à l’été 1942 et fut notamment impliqué dans le passage vers la France de prisonniers évadés. Il fut arrêté le 15 décembre 1943 par la Gestapo à son domicile de Rosselange alors qu’il rentrait du travail. Après la fouille complète du logement, il fut emmené au SS Sonderlager du Fort de Queuleu à Metz, où il fut torturé. Sentant l’arrestation venir, il s’était débarrassé de son arme deux jours plus tôt. Il fut ensuite déporté au camp de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin annexé), avant d’être transféré à Dachau puis à Buch et Ohrdruf, kommando de Buchenwald où on perd sa trace en décembre 1944.

Stanislas Strzelczyk obtint le titre de déporté résistant en 1955 et la mention « Mort pour la France » en 1953. Il était marié et père d’un fils, né en 1940, et avait été naturalisé français par décret du 11 mars 1940.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article173615, notice STRZELCZYK Stanislas par Pierre Schill, version mise en ligne le 3 juin 2015, dernière modification le 3 juin 2015.

Par Pierre Schill

SOURCES : - Renseignements fournis par son fils, Charles Strzelczyk. - Léon Burger, Le Groupe « Mario », une page de la Résistance Lorraine, Metz, Imprimerie Louis Hellenbrand, 1965. - Pierre Schill, « Les mineurs de charbon étrangers membres du groupe de Résistance ‘‘Mario’’ en Lorraine annexée (1940-1945) », p. 243-261, dans Institut d’Histoire Sociale Minière, Mineurs immigrés. Histoire, témoignages (XIXe-XXe siècles), VO éditions, 2000. ─ État civil de Metz (Moselle) et de Rosselange (Moselle).

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