SECLET-RIOU Fernande [née RIOU Fernande, Amélie, Céline]

Par Alain Dalançon

Née le 19 novembre 1898 à Paris (XIe arr.), morte le 12 mai 1981 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) ; professeure, inspectrice de l’enseignement primaire ; militante syndicaliste de la FEN-CGT ; militante pédagogique de « l’École nouvelle », secrétaire du GFEN, rapporteur de la commission Langevin-Wallon ; militante de l’UFF et du PCF, membre des comités de rédaction de La Pensée et de L’École et la Nation.

Portrait de F. Seclet-Riou.
Portrait de F. Seclet-Riou.

Fernande Riou naquit dans le quartier de la Bastille à Paris, cité de la Roquette où son père Fréderic était ébéniste et sa mère Catherine, née Beugnet, cuisinière.

Après avoir été élève-maîtresse à l’École normale d’institutrices de Paris (1916-1919), elle commença à enseigner dans les classes maternelles et élémentaires des écoles du XIe arrondissement jusqu’en 1923. Puis elle intégra l’École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses (1923-1925), où elle obtint le professorat des écoles primaires supérieures et des écoles normales (lettres-langues). Ne voulant pas quitter Paris, elle fut nommée au cours complémentaire annexée à l’ENI de Paris. Admise au concours d’inspectrice primaire et de directrice d’ENI, elle demanda à être affectée en Seine-et-Oise mais fut nommée déléguée en mars 1931, puis titularisée en 1933, inspectrice de l’enseignement primaire et maternel dans le département de la Marne, dans les classes maternelles et enfantines des deux circonscriptions d’Épernay et de Reims. À partir de 1934, elle fut chargée de l’inspection des écoles primaires de filles de Reims, fonction qu’elle occupa jusqu’en 1940.

Elle épousa le 16 mars 1933 à Paris (XIe arr.) Jules, Joseph Seclet, ancien professeur d’allemand, directeur du collège de garçons et de l’école primaire supérieure annexée d’Épernay, qui était son aîné de plus de vingt ans (1876-1964). Militante féministe, elle se dénomma désormais Fernande Seclet-Riou. Le couple n’eut pas d’enfant mais en adopta un en 1941.

Elle développa à partir de 1932 une expérience de liaison entre maternelle et élémentaire dénommée « École de Reims », qui constituait un exemple de l’application de la pédagogie de « l’École nouvelle ». Elle était une militante des méthodes actives de « l’éducation nouvelle » en partant de cette expérience, dans la continuité des innovations de l’inspectrice des maternelles Pauline Kergomard. Attachée au respect du « rythme propre de travail de chaque enfant », elle n’était cependant pas partisante d’une éducation totalement libre ; elle était attentive à « l’éducation sensorielle », à la valeur de l’enseignement du dessin, de la musique, du théâtre de marionnettes, tout en ne négligeant pas l’apprentissage du calcul, de l’Histoire et l’initiation à la « lecture intelligente ». Elle donna en 1935 plusieurs conférences très suivies sur l’« Adaptation des méthodes pédagogiques de l’école maternelle aux classes primaires » et « L’esprit nouveau en matière d’éducation ». Dans leurs rapports, ses inspecteurs insistaient sur ses qualités humaines mais aussi sur son comportement « dominateur ». L’inspectrice générale des maternelles vantait l’application des méthodes marnaises qui n’avaient, selon elle, aucun rapport avec les conceptions de Célestin Freinet, lequel nota d’ailleurs en 1937 que, pour valeureuse qu’elle fût, elle ne faisait point figure « de pédagogue représentatif de l’effort novateur de la France contemporaine. » (L’Éducateur prolétarien, 19, p. 447).

Fernande Seclet-Riou rendit compte de son expérience dans L’Ère nouvelle en décembre 1936, organisa à Reims la même année le congrès national des écoles maternelles. Elle rassembla ses propositions dans un livre publié en 1937, qui la fit remarquer : À la recherche d’une pédagogie nouvelle. Contribution de l’enseignement primaire public. Elle collaborait aussi à la radio scolaire à partir de 1938. Elle proposait d’étendre à l’école élémentaire, dont la pédagogie, immuable depuis cinquante ans, était essentiellement autoritaire et dogmatique, une éducation nouvelle pratiquée dans certaines écoles maternelles et inspirée par John Dewey, Roger Cousinet et Robert Dottrens. Elle souhaitait passer du « dressage » des jeunes enfants à une véritable éducation, thème qui lui tenait à cœur et qu’elle développa dans un ouvrage publié seulement en 1946. Son objectif dépassait l’enseignement élémentaire et visait au développement d’une éducation morale et sociale permettant l’épanouissement de chacun avec des loisirs partagés. C’est pourquoi elle était très active pour encourager les œuvres péri et post-scolaires : vestiaire des écoles laïques à Reims, « La Semeuse de joie » à Épernay, qui jouait le rôle de caisse des écoles, patronages laïques de filles à Reims, amicales laïques, groupes d’études pédagogiques, expositions commentées, conférences pour les œuvres laïques…et bibliothèque enfantine à la bibliothèque Carnegie de Reims.

Après son repliement à Souillac (Lot) avec l’inspection académique au printemps 1940, elle demanda à être mutée inspectrice dans la Seine-et-Oise où son mari avait pris sa retraite, mais le ministère du régime de Vichy la fit retourner dans son corps d’origine en la nommant professeur à l’EPS Marie Curie de Versailles (Seine-et-Oise, Yvelines). L’inspecteur d’académie rappela alors qu’elle avait été « une ardente propagandiste du Front populaire » à Reims. Elle fut ensuite mutée à l’EPS Octave Gréard à Paris à la rentrée 1941. Quand Yvonne Hagnauer organisa en 1941 sa maison d’enfants de Sèvres, elle prit comme modèle l’expérience de Fernande Seclet-Riou qui fut conviée à faire une conférence sur « l’école primaire active » à l’École nationale des cadres supérieurs en juin 1942.

À la Libération, ayant participé à la Résistance, elle siégea, du 18 octobre 1944 au 14 janvier 1945, comme déléguée au conseil municipal de Croissy-sur-Seine (Seine-et-Oise, Yvelines) réunissant les différents mouvements de résistance du Comité de Libération local dirigé par le communiste du Front national Jean-Elie Mazubert ; elle représentait l’Union des femmes françaises et était la seule femme. Son mari, principal honoraire, lui succéda en tant qu’élu, après les élections municipales du 29 avril 1945, jusqu’en 1947, et fut premier adjoint au maire socialiste Charles Motte.

En même temps, elle fut détachée, le 1er octobre 1944, comme directrice des 70 maisons d’enfants de l’Entr’aide française comprenant plusieurs organisations dont « Secours social », « Famille du prisonnier », « Œuvre des travailleurs français en Allemagne ».

Militante communiste, reconnue comme spécialiste de l’éducation nouvelle, Fernande Seclet-Riou fut nommée en novembre 1944 membre de la commission ministérielle chargée d’étudier une réforme démocratique de l’enseignement. Elle y représentait en principe les collèges modernes avec Adrien Lavergne, secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement-CGT. En fait, elle avait été choisie par le président Paul Langevin dont elle bénéficiait de la confiance, partageant son objectif de changer l’école pour « changer l’ordre social », affirmer le « droit de tous les jeunes à un développement complet » et faire de « la justice à l’école, de l’égalité de tous devant les possibilités du savoir et de la culture une condition préalable et nécessaire de la justice sociale ». Il ne s’agissait pas pour Langevin et pour elle de se limiter à réformer l’école en France. Elle participa ainsi au 8e congrès de la Ligue internationale de l’éducation nouvelle à Bryanston en Angleterre, fin août 1945, présidée par Langevin, principalement organisé par sa section française, le Groupe français d’éducation nouvelle qu’il présidait également et dont elle devint la secrétaire générale en 1946 au côté de Roger Gal. Ce congrès avait pour sujet « L’éducation pour la vie dans la communauté internationale ». Il n’était en effet plus possible après la guerre de penser l’école de la même manière et il fallait renouer avec un des principes fondamentaux du mouvement : l’internationalisme ? Mais les tenants d’une éducation et d’une morale internationales d’ordre religieux s’opposèrent aux partisans de l’esprit scientifique et de la raison pour asseoir les bases d’un « esprit » et non d’une morale internationale. Cette opposition entre « science » et « religion », déjà présente au congrès de Nice en 1932, rebondit au congrès européen de Paris en juillet-août 1946, auquel Langevin participa de bout en bout, et où Fernande Seclet-Riou, rapporteur général, s’opposa à tout enseignement confessionnel jugé doctrinal et « endoctrinant ». Pour elle, une éducation nouvelle démocratisée annulerait le dilemme entre épanouissement de l’individu et la construction sociale et ne pouvait donc faire que l’unanimité. Elle souligna en outre que les « éducateurs ne sont pas les maîtres de la marche du monde. […] Mais ils orientent l’avenir humain. »

Dans la commission ministérielle d’étude, elle fut une des animatrices de la sous-commission II chargée des méthodes et des programmes, présidée par le psychologue Henri Piéron. À ce titre, elle visita, entre février et juin 1945, des écoles normales, des collèges modernes et des écoles en Seine-et-Oise, à Reims, Chalons et Amiens. Dans les débats en commission, elle joua un rôle important pour la définition de l’école maternelle de 3 à 7 ans – qu’elle aurait voulu faire commencer à 2 ans –, la réforme des crèches, la constitution d’un corps de psychologues... Elle était favorable à la suppression des examens en cours de scolarité obligatoire au profit de la notion d’orientation. Elle prit position avec Roger Gal, Jacques-Olivier Grandjouan et Alfred Weiler contre le maintien de l’examen d’entrée en 6e, tandis qu’Albert Bayet et les syndicalistes étaient pour ; un compromis fut établi : unification du plan d’études et des programmes mais maintien de l’examen d’entrée à titre provisoire. Pour éviter son isolement, la commission organisa des rencontres, des débats auxquels Fernande Seclet-Riou participa : elle fit notamment une conférence à la Sorbonne en juin 1946 et intervint au congrès de la Ligue internationale de l’Éducation nouvelle de l’été 1946 (cité plus haut) pour présenter les travaux de la commission aux 1200 participants venus de 20 pays.

À la rentrée 1945, sa situation administrative fut modifiée pour la faire correspondre à ses compétences et son activité. Le directeur de l’enseignement du premier degré l’inscrivit sur la liste d’aptitude aux fonctions d’inspection dans la Seine mais, ne pouvant la nommer sur un poste, la délégua comme professeur de psycho-pédagogie à l’ENI de Paris, puis à la fin de 1945, elle fut déléguée « inspectrice primaire chargée de la formation professionnelle » à l’ENI de Paris.

Cette situation lui permit de participer amplement à l’élaboration du rapport de la commission de réforme de l’enseignement. Langevin, malade à la fin de l’été 1946, l’invita à reprendre avec lui sa mise au point puis la chargea de la rédaction de l’Introduction devant servir d’exposé des motifs à la loi et d’exposé sur l’école primaire, tandis que Roger Gal rédigeait la partie du second degré et Pierre George celle du supérieur. Elle accompagna Langevin jusque dans ses dernières semaines d’existence et prononça un des discours d’hommage à ses obsèques en tant que secrétaire générale du GFEN (publié ensuite dans La Pensée, mai-juin 1947).

Fernande Seclet-Riou poursuivit le travail auprès d’Henri Wallon élu président de la commission le 13 février 1947, et en fut désignée le même jour rapporteur. Elle participa activement aux derniers débats du printemps 1947, défendant la licence pour tous les maîtres, la fonction de conseil de l’inspection, le contrôle psychologique des élèves, l’éducation populaire… Elle accompagna Wallon, Gal et Weiler pour aller présenter le Plan, le 16 juin 1947, au ministre de l’Éducation nationale, Marcel-Edmond Naegelen. Elle avait pris tout au long des travaux de la commission beaucoup de notes qui lui avait permis son travail de rédaction et qu’elle utilisa ensuite dans des articles, notamment à destination des enseignants syndiqués pour populariser le Plan (une contribution dans « Quatre causeries à de jeunes instituteurs », publiées par la commission nationale des jeunes du Syndicat national des instituteurs en juillet 1947 et un numéro spécial de L’École laïque sur « La commission Langevin » en octobre 1947).

Proche de Wallon dont elle était la collaboratrice, présidente de la section des écoles maternelles de la Société française de Pédagogie, elle fut une des principales organisatrices du premier congrès du GFEN à Blois en juillet 1948 où furent abordés les thèmes de « l’étude du milieu » et de « l’éducation nouvelle et la Paix ». Elle écrivit par la suite de nombreux des articles dans Pour l’ère nouvelle, organe de la Ligue internationale d’éducation nouvelle, dont elle était la gérante, notamment en 1954, « Quelques réflexions sur la discipline ». A travers ce thème sensible et central pour elle, elle développait sa conception de l’enseignement dans une école qui ne pouvait être abstraite de la société : « le problème très ardu que nous devons résoudre est de donner aux enfants des habitudes de conduite et de pensée qui les rendent aptes à vivre dans le monde actuel, en réservant des possibilités d’adaptation ultérieure à une société en évolution rapide et continue », ce qui la conduisait à considérer : « c’est sur une psychologie scientifique véritable que nous devons fonder notre action éducative ». Elle militait en effet pour cette orientation, en particulier dans la revue Enfance fondée par Wallon en 1948, pour défendre la psychopédagogie. Elle dénonçait l’absence de formation psychologique des professeurs du secondaire et le maintien d’une psychologie des facultés, une « psychologie d’adultes », dans les EN : « la psychopédagogie que préconise la réforme Langevin-Wallon n’est pas une discipline de laboratoire isolée de la vie […], intégrée dans une réforme pleinement démocratique de notre enseignement, elle vise à permettre que chacun puisse avoir le maximum de bonheur et d’utilité sociale. » Cependant, elle considérait la psychologie comme un outil au service d’un projet éducatif, comme Makarenko, dont elle rédigea l’introduction à la traduction de son ouvrage, Poème pédagogique, Le chemin de la vie (1950, éditions du Pavillon), participant ainsi à l’édification du mythe de l’éducateur soviétique de l’éducation moderne. Elle s’était en effet pleinement investie pour élargir l’influence communiste dans le domaine éducatif en intervenant dans différentes sphères.

Spécialiste des maisons de l’enfance, lors des conférences de l’UNESCO en janvier-février 1949 créant la Fédération internationale des communautés d’enfants, elle fut une des expertes auprès du comité de direction et présenta un plan pour la création d’une presse des communautés d’enfants. Elle préfaça en 1952 une brochure de Joseph Ducroux, La culture française face à la Roumanie nouvelle. Dans le cadre de l’association France-URSS, elle publia, sous la direction d’Henri Wallon, un numéro spécial sur l’école en URSS, en collaboration avec Gisèle Rabier, épouse de Philippe Rabier, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement technique ; elle y signa un article sur les méthodes d’enseignement. Elle restait aussi en contact avec les syndicats et, après le choix de l’autonomie du SNI et de la Fédération de l’Éducation nationale en 1948, elle fit partie de la commission administrative de la FEN-CGT au titre des professeurs d’EN. Elle fut toujours une fervente combattante de la laïcité, notamment dans les années 1950-1960 (« Éducation nouvelle et laïcité », conférence publiée dans les Cahiers laïques en 1952).

Elle écrivait aussi régulièrement dans les revues communistes : membre du comité de rédaction de La Pensée fondée en 1939 par Langevin et Georges Cogniot, elle fit également partie du comité de rédaction de L’École et la Nation dès sa création en octobre 1951, où elle était encore responsable de la rubrique « Revues pédagogiques et manuels scolaires » dans les années 1970.

Fernande Seclet-Riou participait aux réflexions collectives au sein de comité central du PCF avant la mise en place des commissions spécialisées. Elle prit part à la rédaction de l’article collectif « L’université et l’avenir de la nation » (La Nouvelle Critique, n°11, décembre 1959). Le secrétariat du PCF décida de publier en annexe de L’École et la Nation son rapport sur les écoles normales issu de la réunion des professeurs d’EN en juin 1960. Et quand le 19 septembre 1961 il décida de développer la bataille laïque, elle fut consultée au sujet de « l’activité des instituteurs communistes dans la bataille laïque ».

Après la fin des travaux de la commission Langevin-Wallon, sa situation administrative était restée imprécise. En juillet 1950, elle avait été nommée officiellement inspectrice primaire à Paris puis en juin 1955 professeur de psycho-pédagogie à l’ENI des Batignolles à Paris et inspectrice de l’enseignement primaire de la Seine et de la Seine-et-Oise, fonctions qu’elle occupa jusqu’à sa retraite prise en 1957. Pour obtenir son reclassement en vue de la liquidation de sa retraite, le secrétaire du Syndicat national des professeurs des écoles normales dont elle était adhérente, Jean Mounolou, et Jean-Auguste Senèze, ancien secrétaire général du SNI, qui avait travaillé avec elle dans la commission Langevin-Wallon, devenu secrétaire général de la Fédération générale des œuvres laïques, intervinrent auprès du ministère en 1956.

Depuis longtemps Fernande Seclet-Riou avait pris ses distances par rapport à Célestin Freinet, qui n’avait pas apprécié la position privilégiée du GFEN dans la commission Langevin-Wallon. Dans La Nouvelle Critique, Georges Snyders avait commencé à mettre en cause Freinet (« Où va la pédagogie nouvelle ? », n°15, avril 1950). Wallon lui-même avait critiqué ses conceptions pédagogiques avec l’appui de sa collaboratrice, que Freinet appelait « La Seclet-Riou », qui, s’exprimant au nom du GFEN et de la FEN-CGT, avait indiqué que « Les méthodes Freinet ne représentent pas toute l’éducation nouvelle », lui concédant la mise au point de techniques mais « récupérables par l’école bourgeoise ». La polémique entre le PCF, Freinet et l’Institut coopératif de l’école moderne fut vive. Quand ce dernier mourut, Fernande Seclet-Riou signa un article dans l’Humanité (19 octobre 1966) où, tout en lui reconnaissant le mérite d’avoir ouvert les yeux aux instituteurs sur les défauts des pratiques traditionnelles, elle lui reprochait de s’être désintéressé des maternelles, de n’avoir pas aimé la science et s’interrogeait : « Fut-il un pédagogue de progrès ? » Cette nécrologie créa des remous au Bureau national du GFEN, dont elle était toujours secrétaire générale et gérante du Bulletin ; elle ne put conserver cette responsabilité mais fut désignée présidente d’honneur, ce qui n’apparaissait pas dans l’ours de Dialogue, nouveau titre du bulletin au début des années 1970.

Dès la fin des années 1960, quand les questions de l’enseignement furent placées au premier plan dans le PCF, son rôle consultatif ou actif s’affaiblit jusqu’à disparaître. Ses obsèques eurent lieu le 15 mai 1981 dans la plus stricte intimité, selon sa volonté.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article173690, notice SECLET-RIOU Fernande [née RIOU Fernande, Amélie, Céline] par Alain Dalançon, version mise en ligne le 7 juin 2015, dernière modification le 3 septembre 2016.

Par Alain Dalançon

Portrait de F. Seclet-Riou.
Portrait de F. Seclet-Riou.

ŒUVRE : À la recherche d’une pédagogie nouvelle, contribution de l’enseignement primaire public, 8 conférences, Nathan, 1937. — La discipline et l’éducation, du dressage à l’autonomie, éd. Bourrelier, 1946. — « Éducation nouvelle et laïcité », Les Cahiers laïques, 1952. — Les méthodes d’enseignement en U.R.S.S., Association France-URSS, 1954. — Parmi ses nombreux articles : « Psychologie et pédagogie », Enfance, 1948, n°1-1 ; « La préparation psychologique des éducateurs », Enfance, année 1948, n°1-3 ; « La psychopédagogie et les réformes de l’enseignement », Enfance, n° 1, 1951. —. « Freinet et l’École Moderne. Fut-il un pédagogue de progrès ? », L’Humanité du 19 octobre 1966. — « Les conceptions pédagogiques d’Henri Wallon », La Pensée, n°169, juin 1973.

SOURCES : Arch. Nat., F17/26933. — Arch. Dép. Seine-Saint-Denis, 315J1-10, fonds Fernande Seclet-Riou, préface de l’inventaire par Pierre Boichu. — Archives du comité national du PCF. — Arch. IRHSES (arch. FEN-CGT, La Pensée, l’Ecole et la Nation, l’Ère nouvelle). — État civil de Paris. — Hervé Terral, « La psychopédagogie, une discipline vagabonde », Revue française de pédagogie, n° 107, avril-mai 1994. — Étya Sorel, Une ambition pour l’école. Le plan Langevin-Wallon (1943-1947), Ed. sociales, 1997. — Annick Raymond, Le problème de l’éducation morale dans le mouvement de l’éducation nouvelle, thèse Lyon II, 1998. — Annick Ohayon, Dominique Ottavi, Antoine Savoye (sous la direction de), L’Éducation nouvelle, histoire, présence, devenir, Berne, Peter Lang, 2004. — Notes de Jacques Girault.

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