BOUCAULT Pierre, Rémy, François

Par Claude Pennetier

Né le 18 novembre 1917 à Blois (Loir-et-Cher), mort en 2010 ; apprenti épicier, commis préparateur dans l’alimentation en gros ; chef de service adjoint des « Colonies de vacances » au comité d’entreprise de Renault à Billancourt ; permanent (1938-1944), secrétaire général en zone nord (1941-1943) et secrétaire général (1943-1944) de la JOC ; secrétaire national permanent (1944) au Mouvement populaire des familles (MPF) puis membre permanent du secrétariat dans la région parisienne (1949-1950) ; membre de la commission nationale exécutive (1951-1970) du Mouvement de libération ouvrière (MLO).

<center>Pierre Boucault, dirigeant national de la JOC, vers 1942-1943</center>
Pierre Boucault, dirigeant national de la JOC, vers 1942-1943
[H. Bourdais, La JOC sous l’occupation allemande, op. cit.]

Fils d’un artisan cordier, titulaire du certificat d’études primaires, Pierre Boucault commença à travailler le 1er avril 1931 comme apprenti commis épicier à Blois. Il effectua son service militaire de septembre 1937 à août 1940 puis d’avril à septembre 1945. Le 29 septembre 1944, il épousa Maubert Camille* qui lui donna trois enfants nés en 1945, 1947 et 1959.

Le père de Pierre Boucault avait cessé toute pratique religieuse en 1914 mais sa mère avait une foi religieuse profonde et leurs quatre enfants, deux garçons, dont Pierre et deux filles, adhérèrent à la JOC. L’une d’elle, Monique Boucault, fut une militante très active. C’est en 1929-1930 que Pierre participa à la Pré-JOC, initiative de la JOC de l’époque et à la diffusion du journal Mon Avenir. En 1931, il adhéra à la JOC et fut responsable de la section Blois-Est de 1932 à 1934 puis président de la Fédération JOC du Loir-et-Cher de 1934 à 1937. Il devint permanent pour la région Ouest - il résida alors à Nantes - qui couvrait la Bretagne, les Pays de Loire, le Loir-et-Cher du 16 janvier 1938 au 15 septembre 1939 puis fut, du 16 septembre 1941 au 31 août 1944 secrétaire général de la JOC de zone occupée et résida alors à Paris.

Après la guerre, Pierre Boucault milita au Mouvement populaire des familles (MPF) dont il devint, en octobre 1944, le secrétaire national permanent dans le Midi puis membre permanent du secrétariat dans la région parisienne en 1949-1950. Il participa ensuite à la fondation en 1951 du Mouvement de libération ouvrière (MLO) et jusqu’à 1970, il appartint à sa commission nationale exécutive.

Sur le plan professionnel, il entra le 1er avril 1951 chez Olida au titre de commis préparateur (conserves-salaisons à Épinay-sur-Seine) puis de février 1957 à septembre 1958 fut chef de service adjoint des « Colonies de Vacances » au comité d’entreprise de Renault à Billancourt. C’est alors qu’il devint animateur national permanent au Mouvement libération ouvrière (MLO).

Au point de vue syndical, Pierre Boucault avait adhéré à la CFTC en 1935 puis, à la CFDT, en 1964.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17377, notice BOUCAULT Pierre, Rémy, François par Claude Pennetier, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 3 juin 2010.

Par Claude Pennetier

<center>Pierre Boucault, dirigeant national de la JOC, vers 1942-1943</center>
Pierre Boucault, dirigeant national de la JOC, vers 1942-1943
[H. Bourdais, La JOC sous l’occupation allemande, op. cit.]
<center>Caricature d'Henri Boucault dans les années 1940</center>
Caricature d’Henri Boucault dans les années 1940
[La Jeunesse ouvrière]

ŒUVRE : Collaboration à nombre de journaux et bulletins : La Jeunesse ouvrière et En Route édités par la JOC (ce dernier en zone occupée de 1940 à 1944). — Monde ouvrier édité par le Mouvement populaire des familles. — Libération du Monde ouvrier et Vie Populaire, édités par le Mouvement de Libération ouvrière ainsi qu’Études ouvrières. — Combat familial édité par la Confédération nationale des Associations populaires familiales. — Racines jocistes : 13 années de participation à la vie de la JOC (1931-1944), 1993, 42 p. dactyl. ; « La représentation des usagers dans les élections sociales » in La solidarité en actes, Les Cahiers du GRMF n° 11, Villeneuve-d’Ascq, 2002.

SOURCES : Arch. JOC (SG), fichier des anciens permanents. — Les Mouvements familiaux populaires et ruraux. Naissance, développement, mutations 1939-1955, Les Cahiers du GRMF n° 1, Villeneuve-d’Ascq, 1983. — Monde ouvrier 1937-1957. Une presse libre pour des temps difficiles, Les Cahiers du GRMF n° 4, Forest-sur-Marque, 1986, p. 143. — Jocistes dans la tourmente. Histoire des jocistes (JOC-JOCF) de la région parisienne, 1937-1947, Paris, Éd. Témoignage chrétien, 1989, p. 158. — H. Bourdais, La JOC sous l’occupation allemande, Éd. de l’Atelier, 1995. — Notes de l’intéressé.

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