SMETS Georges, Arthur

Par Claude Pennetier, Jean-Louis Ponnavoy, Dominique Tantin,

Né le 8 février 1902 à Annappes, aujourd’hui Villeneuve-d’Ascq (Nord), suicidé dans sa cellule le 18 septembre 1943 à la Madeleine (Nord) ; cheminot ; résistant des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) homologué FFI.

Georges Smets était le fils d’Arthur Joseph, employé au chemin de fer et de Zoé Vanhoecke, garde-barrière. Il effectua son service militaire au 110e régiment d’infanterie puis fut embauché à la Compagnie de chemin de fer du Nord le 1er juin 1924. Il fut mobilisé le 22 avril 1940 et démobilisé le 17 juillet 1940. Il reprit alors son service aux ateliers du Matériel d’Hellemmes au poste d’ajusteur. Il était marié et père d’un enfant et résidait avec sa famille à Hellemmes, 7 rue Édouard-Vaillant, non loin de son lieu de travail.
Avant la guerre Georges Smets était déjà engagé comme militant syndicaliste aux ateliers Nord d’Hellemmes. Il adhéra en 1932 à la CGTU et au parti communiste. Il était également secrétaire des Amis de l’URSS. Il fut donc considéré comme suspect dès les débuts de l’occupation. Le 17 septembre 1941, il échappa à une intervention de la gendarmerie et fut contraint d’entrer dans la clandestinité. Il quitta alors son domicile et sa famille et fut radié du personnel de la SNCF le même jour.
Il fut alors approché par Marcel Bouderiez, un des responsables FTP de la région lilloise et prit dans la résistance le nom de "Jean Planque". Traqué par toutes les polices, il fut arrêté le le 18 septembre 1943 rue du Moulin, à Roubaix avec René Ruelle. Il fut conduit dans les locaux de la Sipo-SD à La Madeleine, dans la périphérie de Lille. Georges Smedts subit les pires tortures infligées par le SS Hermann Rosendael et mourut dans les locaux de la Sicherheitspolizei de La Madeleine (Nord) le 21 septembre. Il fut retrouvé pendu dans sa cellule au matin du 19 septembre 1943. Marcel Bouderiez fut arrêté quatre jours plus tard puis fusillé à Bondues.
L’acte de naissance porte la mention du décès le 18/09/1943 à La Madeleine.
Il obtint la mention « Mort pour la France » et le titre de "Déporté et interné résistant" et fut homologué aux Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Son nom figure sur les plaques commémoratives du cimetière et le monument aux morts des ateliers SNCF d’Hellemmes, à Hellemmes-Lille (Nord).

Il ne faut pas le confondre avec Edmond Marceau SMEDTS
Né le 21 février 1898 à Armentières (Nord), homologué FFC-DIR
Réseau des forces françaises combattantes PAT O’LEARY

Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 551502
Service historique de la Défense, Caen SHD/ AC 21 P 676134

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article174637, notice SMETS Georges, Arthur par Claude Pennetier, Jean-Louis Ponnavoy, Dominique Tantin, , version mise en ligne le 19 juillet 2015, dernière modification le 10 juin 2021.

Par Claude Pennetier, Jean-Louis Ponnavoy, Dominique Tantin,

SOURCES : dossiers AVCC Caen AC 21 P 161344 et SHD Vincennes GR 16 P 551527 (nc). — Documents transmis à l’Association Espace Marx 59-62 par Madeleine Duvinage-Fossier, résistante, journaliste à la retraite des ex-quotidien et hebdomadaire régionaux Nord/Pas-de-Calais du Parti communiste français Liberté et Liberté-Dimanche)— Laurent Thiery dans Cheminots victimes de la répression 1940-1945 Mémorial.— Mémoire des Hommes.— Mémorial Genweb. — État civil (acte de naissance).

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