SOUPTÈS Yvan, Max, Jacques

Par Jacques Girault

Né le 27 août 1920 à Auch (Gers), mort le 10 août 1995 à Tarbes (Hautes-Pyrénées) ; instituteur dans les Hautes-Pyrénées ; résistant ; militant du SNI ; militant communiste ; maire d’Andrest ; conseiller général.

Fils d’un tailleur d’habit, communiste, et d’une couturière Yvan Souptès entra à l’École normale d’instituteurs d’Auch en 1935 dans le contingent des Hautes-Pyrénées. Titulaire du brevet supérieur, il fut nommé à Castillon-Debats (Gers), Bulan (Hautes-Pyrénées), Mirande (Gers) puis Camalès (Hautes-Pyrénées).

Membre du Syndicat national des instituteurs, Souptès adhéra aux Jeunesses communistes à l’ENI et participa aux actions des jeunes favorables au Front populaire. Il milita avec les Amis de l’Union soviétique et participa aux actions du Secours populaire à partir de 1937.

Au début de la guerre, Yvan Souptès séjourna pendant huit mois en chantiers de jeunesse jusqu’en octobre 1941 et reprit son poste d’instituteur. En contact avec des membres du mouvement “Combat“ et l’Armée secrète en 1942, il aida à former des maquis. En juin 1943, appelé en Allemagne dans le cadre du service du travail obligatoire, avec trois autres instituteurs, il gagna un maquis des Mouvements unis de la Résistance. Devenu Franc-tireur, avec le pseudonyme de “Luc“, il fut affecté à des responsabilités techniques (service B et milice patriotique). Coupé de tout contact avec des communistes, il retrouva une liaison en février 1944.

Yvan Souptès effectua son service militaire dans l’infanterie en 1945. Il reprit son métier d’instituteur à Andrest. Il se maria en juillet 1946 à Andrest avec la fille d’un ouvrier d’usine et d’une tenancière de café. Ils eurent une fille.

Réintégrant le SNI, Souptès entra au conseil syndical de la section départementale du SNI et en devint le secrétaire-adjoint en 1947 puis le délégué du canton Vic-en-Bigorre à partir de 1961.

Secrétaire des JC dans les Hautes-Pyrénées à la Libération, Yvan Souptès adhéra au Parti communiste français dans le courant de l’année 1944 et entra au comité de la fédération communiste dont il resta membre jusqu’en 1987, responsable des élus communistes à partir du milieu des années 1970. Membre du bureau de la section communiste de Vic-en-Bigorre depuis le milieu des années 1950, il devint secrétaire de la section en 1947.

Yvan Souptès, conseiller municipal d’Andrest en 1959, réélu en 1965, fut élu maire de la commune en 1971. Réélu en 1977, en 1983, en 1989, il acheva son dernier mandat passant le relais à son premier adjoint communiste. Il réalisa avec des habitants volontaires, la construction d’une école maternelle et d’une salle des fêtes. Il créa une école de musique et un groupe théâtral, la compagnie des Tréteaux. Il développa les activités du foyer laïque.

En outre, Souptès présida l’association des anciens élèves du lycée de Vic-en-Bigorre et la Fédération départementale des sociétés musicales.

Lors des élections au Conseil général de septembre 1973, arrivé en tête au premier tour avec 1 313 voix, il fut élu conseiller général du canton de Vic-en-Bigorre, avec 2 186 voix et fut désigné par le Conseil général pour le Conseil régional. En mars 1979, arrivé en deuxième position avec 1 787 voix, il se désista mais, le mauvais report de ses électeurs, n’empêcha pas la victoire du candidat socialiste.

Dans la deuxième circonscription (Tarbes), Yvan Souptès fut le suppléant du candidat communiste aux élections législatives de 1973. En 1978, devenu candidat titulaire, il obtint 16 045 voix sur 86 965 inscrits. Arrivé en troisième position, il se désista. Il fut candidat aux élections sénatoriales en 1977.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article174768, notice SOUPTÈS Yvan, Max, Jacques par Jacques Girault, version mise en ligne le 23 juillet 2015, dernière modification le 23 juillet 2015.

Par Jacques Girault

SOURCES : Archives du comité national du PCF. — Site Internet : histoirevic.pagesperso-orange.fr.

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