ROLAND Marcel, Henri, Eugène

Par Alain Dalançon

Né le 18 juin 1904 à Alièze (Jura), mort le 29 février 1991 à Besançon (Doubs) ; professeur ; militant du SNES à Besançon.

Fils de Francis Roland, instituteur, Marcel Roland fut élève maître à l’École normale d’instituteurs de Lons-le-Saunier (Jura) de 1920 à 1923. Titulaire du certificat d’aptitude à l’enseignement de la gymnastique, il prépara, sans succès, le concours à l’École normale supérieure de Saint-Cloud en bénéficiant d’une bourse de quatrième année à l’ENI de Rouen (Seine-Maritime) en 1923, puis de cinquième année à l’ENI de Lyon (Rhône) en 1924. Employé comme maître d’internat à l’ENI de Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord) de 1925 à 1927, il obtint, après deux tentatives, la première partie du professorat des écoles normales et des écoles primaires supérieures en 1927.

Il accomplit son service militaire de novembre 1927 à novembre 1928 dans l’infanterie en Mayenne, puis à l’École militaire de Saint-Maixent (Deux-Sèvres) dont il sortit officier de réserve.

Marcel Roland fut nommé en 1928 instituteur délégué à l’EPS d’Autun (Saône-et-Loire), annexée au collège, et devint professeur adjoint de sciences en 1931.

Il se maria le 31 août 1933 à Saint-Vit (Doubs) avec Madeleine Jacquet, institutrice dans le Doubs, fille d’un instituteur, avec laquelle il eut deux enfants. La séparation du couple dura deux années jusqu’au rapprochement de sa conjointe dans une commune rurale de Saône-et-Loire puis à Autun.

Tout en enseignant, il s’inscrivit à la Faculté des Sciences de Dijon et obtint deux certificats de la licence de sciences naturelles (géologie et zoologie) en 1939.

Marcel Roland fut mobilisé avec le grade de lieutenant à la fin août 1939 sur le front de Lorraine, puis de capitaine en décembre 1939. Fait prisonnier en juin 1940, il resta en captivité jusqu’en mai 1945 en Allemagne, où il continua à étudier. À son retour de captivité, il termina sa licence (chimie générale).

En 1946, il fut nommé professeur certifié de sciences naturelles au collège moderne de Besançon, puis passa en 1951 comme chef d’équipe de « 4e nouvelle » au lycée Victor Hugo de la même ville, où il enseigna jusqu’à sa retraite en 1964.

Militant du Syndicat national de l’enseignement secondaire, Marcel Roland succéda en 1952 à Gouthi Benmerah à la responsabilité de secrétaire de la section académique (S3), et figura en dernière position sur la liste « A » (« Autonomes ») pour l’élection à la commission administrative nationale. En 1954, lors du congrès national de Pâques qui se tint à Besançon, Dubois venait de lui succéder. Il assurait alors la liaison entre les retraités et les actifs. Après sa prise de retraite, il était secrétaire académique des retraités jusqu’en 1974.

Il reçut la Légion d’honneur à titre militaire en 1954.

Il habitait 10, rue P. Vernier à Besançon.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article174883, notice ROLAND Marcel, Henri, Eugène par Alain Dalançon, version mise en ligne le 5 août 2015, dernière modification le 26 juin 2019.

Par Alain Dalançon

SOURCES : Arch. Nat., F/17/28373. — Arch. mun. Besançon (Camille Abbiateci). — Arch. IRHSES (L’Université syndicaliste). — État civil. — Notes de Jacques Girault.

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