COURTOIS Jean, Gabriel, Maurice

Par Claude Pennetier

Né le 16 mars 1923 au hameau de Thil-la-Ville, à Nan-sous-Thil (Côte-d’Or), exécuté sommairement le 22 août 1944 à Saint-Marcel (Saône-et-Loire) ; gendarme ; résistant des Forces françaises de l’Intérieur (FFI).

Jean Courtois était le fils de Jean-Marie, âgé de 53 ans, cultivateur et de Clotilde Marie Louise Cambillard, âgée de 24 ans, sans profession. Il était célibataire.
Il devint gendarme à la Brigade de gendarmerie de Tournus (Saône-et-Loire) et entra dans la Résistance.
Le 22 août 1944 à 8 heures du matin, un convoi allemand venant de Macon et refluant par la RN 6 fut attaqué dans le bois des Plottes, au niveau du village Le Villars, au sud de Tournus par le 2e bataillon FTP de Saône-et-Loire commandé par le capitaine Jacques Vauclin, dit "Jack". À 9 heures le capitaine Jack apprenant que le train blindé de Chalon arrivait en gare de Tournus, donna l’ordre de repli et les résistants se retirèrent sans aucune perte tandis que l’ennemi comptait une trentaine de morts et de nombreux blessés. Vers 10 heures un autre convoi fut attaqué par les FFI dans le quartier des Rochons. Les résistants se retirèrent à nouveau sans pertes ce qui ne fut pas le cas du côté ennemi. Rendus furieux les Waffen SS se mirent à parcourir les rues à la recherche d’otages. Ils arrêtèrent ainsi les gendarmes Jean Courtois et Jules Dautrey qui patrouillaient en ville, Lucien Chaloyard, commerçant de 36 ans, Fernand Gauthier, manœuvre de 40 ans, Robert de Hennezel, étudiant de 18 ans, Robert Lebœuf, cultivateur et Pierre Vorillon, tous deux âgés de 20 ans et André Hermann, employé de chemin de fer âgé de 24 ans. Ils se rendirent ensuite à l’hôtel de ville où ils procédèrent à l’arrestation du secrétaire général Roger Dumont, du chef de district du ravitaillement Jean Faucillon et du commis principal des contributions indirectes Georges Roubaud. Il trouvèrent le maire, Raymond Dorey à son domicile et lui firent prendre la tête du cortège qui fut conduit au Pas Fleury. Les otages furent installés sur les ailes des véhicules du convoi afin de prévenir toute nouvelle attaque puis conduits à Chalon-sur-Saône. Sept otages furent relâchés dans la journée tandis que Messieurs Courtois, Dautrey, Dorey, Dumont et Hermann furent remis aux mains de la milice locale. Le lendemain 23 août dans la matinée Jean Courtois, Raymond Dorey, Roger Dumont et André Hermann soupçonnés d’être en liaison avec la Résistance furent conduits à Saint-Marcel (Saône-et-Loire) et fusillés par la Gestapo. Jules Dautrey fut quant à lui déporté et décèdera le 29 décembre 1944, au kommando d’Hasslach, en Allemagne.
Jean Courtois fut homologué aux Forces françaises de l’Intérieur (FFI).
Son nom figure sur les monuments aux morts, à Nan-sous-Thil (Côte-d’Or) et Tournus (Saône-et-Loire), sur les monuments commémoratifs, à Martailly-lès-Brancion et Saint-Marcel ainsi que sur la plaque commémorative de la mairie, à Tournus (Saône-et-Loire).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article174927, notice COURTOIS Jean, Gabriel, Maurice par Claude Pennetier, version mise en ligne le 9 août 2015, dernière modification le 17 mai 2019.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Notes de Christian Henrisey.— 22 août 1944 cinquante ans déjà dans le Journal Les dépêches de Tournus du 22 août 1994.— Articles des 23 avril, 23 et 30 août 2004 dans le Journal de Saône-et-Loire.— Mémorial Genweb.— État civil.

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