BOULLY Georges, Mathieu, Isidore

Par Gaston Prache

Né le 24 juillet 1909 à Épineuil (Yonne), mort le 4 octobre 2001 mort le 4 octobre 2001 à Rennes (Ille-et-Vilaine) ; militant socialiste ; coopérateur.

Fils d’un professeur socialiste. Frère de Suzanne Deixonne et beau-frère du dirigeant socialiste Maurice Deixonne, G. Boully, dont la mère était directrice d’école dans l’Yonne, fréquenta l’école primaire de Saint Valérien, puis entra au collège de Tonnerre, enfin au lycée de Sens. Admis au concours d’entrée à l’école des Hautes Études Commerciales de Paris en 1929, il en sortit diplômé en 1932. Il était secrétaire à la propagande de la section française de Faucons rouges, Amis de l’enfance ouvrière. Membre du club « La prolétarienne » de Clichy, champion de tennis, il fut un responsable de l’Union des sociétés sportives gymniques du travail et de la Fédération sportive et gymnique du travail. Il fréquenta quelque temps la Faculté de Droit de Paris mais sa connaissance du milieu coopératif parisien lui valut d’en devenir bientôt un agent permanent dans la fonction de secrétaire administratif de la Fédération coopérative régionale n° 1 (Ile-de-France, Picardie, Normandie et Champagne), en 1934. A ce titre il fut la même année délégué au congrès de l’Alliance coopérative internationale à Londres. Toujours en 1934, il avait rejoint le Groupe socialiste « Révolution constructive », fondé deux ans plus tôt par Georges et Émilie Lefranc, Maurice Deixonne et sa femme Suzanne Boully (fille de député de l’Yonne), Claude Lévi-Strauss, Pierre Boivin, etc. Il fit alors partie du secrétariat administratif du Groupe. Il était administrateur gérant du mensuel dont l’adresse était son adresse personnelle : 164, avenue Ledru Rollin Paris XIe arr. Outre les congrès régionaux de sa Fédération qu’il eut charge d’organiser, Boully participa dès lors à tous les congrès coopératifs nationaux (FNCC) ainsi qu’à de nombreux congrès internationaux. Avec Georges Lefranc et Jean Delattre, il fut un des principaux militants du groupement national des Jeunesses coopératistes, filiale de l’Office central de la Coopération à l’École. Il en fut élu président de 1936 à 1939. Il milita aussi dans le Rassemblement universel pour la paix.
Mobilisé en 1939-1940, il fut, dès sa libération, appelé par Gaston Prache*, devenu président de la SGCC et du GNCC, aux fonctions de Délégué régional pour la région coopérative de l’Ouest, fonctions qu’il accomplit à la satisfaction des dirigeants responsables pendant cette difficile période. En 1945, lorsque les Fédérations coopératives régionales, de même que la FNCC furent rétablies, c’est unanimement que les coopérateurs de Bretagne choisirent Georges Boully comme secrétaire régional avec siège à Rennes. Il y établit une heureuse liaison des coopératives de consommation avec les coopératives ouvrières de production, créant entre elles en 1956 un Comité mixte permanent dont il assura également le secrétariat. Élu en 1960 au conseil d’administration de l’Union coopérative lorientaise que Jean Ardhuin président depuis la mort de Svob, assisté de Lucien Guilbaut comme directeur commercial puis général.
En décembre 1945 il avait été avec son père, Bernard Lavergue, Fauquet, Gaumont et Prache, l’un des fondateurs de l’Association des Amis de la coopération dont il fut le trésorier (il avait voté pour la motion Boully (père) au congrès de la FNCC des 28 et 29 juillet 1945 à Paris). Élu au Comité national en 1946, il entra au conseil d’administration de la FNCC en 1953. Déjà, il appartenait au conseil de l’Entraide coopérative. Plusieurs fois rapporteur dans les congrès coopératifs, il présenta notamment au congrès national de 1958 une importante étude sur les problèmes de la Jeunesse (1958). Depuis 1955, il appartenait au comité directeur de l’Institut d’administration des Entreprises, création de la Faculté de Droit de Rennes. L’année 1960 le vit accéder au poste de directeur de l’Institut des Études coopératives (IDEC) à Paris, dont il devint aussi le président en 1969 et jusqu’à sa retraite en 1974. Georges Boully ne cessa de déployer une grande activité dans le domaine éducatif, organisant de nombreuses conférences ainsi que plusieurs colloques importants sur les problèmes coopératifs entre 1963 et 1967, créant en plusieurs départements des groupes d’études coopératives.
Conseiller municipal de Saint-Valérien en 1953, maire en 1957 jusqu’en 1964, conseiller général du canton de Chéroy (Yonne) en 1958, il fut, la même année, candidat non élu aux élections pour le Conseil de la République.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17507, notice BOULLY Georges, Mathieu, Isidore par Gaston Prache, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 20 octobre 2008.

Par Gaston Prache

ŒUVRE : Les Jeunes et la coopération (congrès de la FNCC, 1958). — Articles dans la Revue des études coopératives, notamment « Groupes et cercles départementaux d’études coopératives » (1964).

SOURCES : Fonds d’archives Jean Gaumont — G. Prache. — Correspondance. — Archives de la Fédération coopérative régionale de l’Ouest, de la FR n° 1, de la FNCC. — Bulletins de l’Association des amis de la coopération. — Essais sur les problèmes socialistes et syndicaux de G. Lefranc, Petite bibliothèque Payot, 1970, Paris. — Recherche socialiste, n° 16, septembre 2001.

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