BOULNOIS Lucien, Léon, Sylvain, Marie

Par Alain Dalançon

Né le 8 septembre 1887 à Villers-Saint-Paul (Oise), mort le 31 janvier 1953 à Chamalières (Puy-de-Dôme) ; professeur de musique ; militant syndicaliste du SNEA-FEN dans le Puy-de-Dôme.

Lucien Boulnois était le second fils de Louis, Paul, Sylva Boulnois et de Marguerite Gandelet, un couple d’instituteurs enseignant dans la commune voisine de Verneuil-en-Hallate (Oise). Son père tenait l’orgue de l’église de ce gros village de 2 000 habitants, provenant de la chapelle St-Jean-Baptiste de l’Hôtel-Dieu de Noyon, et communiqua sa passion de la musique à ses deux fils qui firent carrière dans ce domaine artistique.

L’aîné, Joseph, né en 1884, devint un organiste célèbre, chef de chant à l’Opéra-comique, et était un compositeur déjà réputé quand sa carrière fut interrompue par la grippe espagnole, dont il mourut à l’hôpital militaire de Chalaines (Meuse), le 20 octobre 1918.

Lucien Boulnois, 1er prix du conservatoire de Paris, devint violoncelliste professionnel, soliste des concerts Colonne.

Il épousa le 16 juin 1914 à Nanteuil-le-Haudouin (Oise), Marguerite Delvallée, sans profession, fille de rentiers, avec laquelle il eut trois filles : Christiane née à Nanteuil (1916-2003), Jaqueline née à Oran (1922-2016), Monique née à Chamalières (1928-1991).

Il effectua son service militaire de 1909 à 1911 comme musicien dans l’infanterie. Mobilisé en 1914, il fut réformé temporaire jusqu’en 1915, puis définitif jusqu’en 1919.

Après la guerre, Lucien Boulnois continua à jouer dans des concerts en province et en Algérie où il s’installa de 1920 à 1922, comme sociétaire des concerts Colonne. Puis il devint professeur à l’École nationale de musique de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), placée sous l’autorité du ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, où il obtint la distinction d’officier d’académie en 1927, puis officier d’instruction publique en 1932.

Son dossier militaire indiquait qu’il reçut la médaille interalliée dite de la victoire du 1e février 1943.

En 1948, l’École nationale de musique devint une succursale du Conservatoire national supérieur de Paris, dont il était sous-directeur. Il jouait comme violoncelliste solo dans l’orchestre municipal, était directeur d’une schola, titulaire organiste dans l’une des églises de Clermont, et offrait ses services pour nombre de fêtes de bienfaisance.

Lucien Boulnois fut, en 1947, un des quatre réorganisateurs (Lespès de Dijon, Brille de Dijon et Simondet de Bordeaux) du Syndicat national de l’enseignement des Beaux Arts et des Arts plastiques (créé en 1920 et baptisé ainsi en 1928) qui adhéra à la Fédération de l’Éducation nationale et fut présidé par Albert Ehrmann à partir de 1948 ; il en était le secrétaire de la section des conservatoires et écoles de musique, tandis Pierre Honoré était secrétaire de la section Beaux-Arts et Arts appliqués. Le SNEA apportait la totalité de ses 75 à 80 mandats à la direction nationale fédérale « autonome » lors des congrès nationaux.

Le révérend-père Chéry évoqua la mémoire de Lucien Boulnois à la messe des artistes, dite du « vœu Willette » en février 1953, après son décès à Chamalières où il résidait 7, rue Desaix.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17509, notice BOULNOIS Lucien, Léon, Sylvain, Marie par Alain Dalançon, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 16 janvier 2021.

Par Alain Dalançon

SOURCES : Arch. Dép. Oise, état civil, registre matricule ; Arch. Dép. Puy-de-Dôme, recensement de 1936 de Chamalières. — JO, lois et décrets, 14 juillet 1927, 21 octobre 1932. — Site http://www.musimem.com/boulnois.htm. — Presse :L’Écho d’Alger, 1er juin 1921, 27 janvier 1922 ; Le Courrier de Tlemcen, 17 mars 1923 ; L’Excelsior, 4 mars 1937 ; nécrologie dans Le Semeur, 8 février 1953, L’Auvergnat de Paris, 28 février 1953.— L’Enseignement public, 1950 à 1952. — Site du SNEA-UNSA. — Renseignements fournis par la mairie de Chamalières.

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