ROUSTAN Fernand, Marius, Léon.

Par Jacques Girault, Jean-Marie Guillon

Né le 3 janvier 1909 à Toulon (Var), mort le 25 décembre 2002 au Pradet (Var) ; ingénieur des travaux publics ; résistant ; militant de la CGT puis de la CGT-FO dans le Var.

Fils unique de Lazare Roustan*, receveur municipal, maire et conseiller général socialiste SFIO d’Aups (Var), Fernand Roustan ne reçut pas les premiers sacrements religieux. Après avoir été interne au collège municipal de Cannes (Alpes-Maritimes) et au lycée de Toulon, il échoua au baccalauréat. Il suivit les cours par correspondance de l’Ecole des travaux publics Eyrolles tout en étant, depuis 1927, manœuvre à l’Arsenal maritime (Travaux maritimes, Base aéronavale d’Hyères-Palyvestre). Dessinateur-topographe, il réussit le concours d’adjoint technique des Ponts et Chaussées. Nommé à Draguignan (Var), muté sur sa demande à Toulon, en 1944, il devint ingénieur-adjoint des travaux publics (Ponts et Chaussées). Nommé l’année suivante comme ingénieur de la subdivision de Brignoles, il occupa cette fonction jusqu’à sa mise en disponibilité pour raisons de santé, en décembre 1959 et sa retraite anticipée en février 1963.

Fernand Roustan effectua son service militaire (mai 1929- mars 1930) dans le Génie à Grenoble (Isère). Marié religieusement (après avoir reçu les premiers sacrements catholiques) en janvier 1932 à Toulon, il eut deux filles qui reçurent les premiers sacrements catholiques.

Syndiqué à la CGT depuis 1927, Fernand Roustan devint secrétaire du syndicat CGT des adjoints techniques des Ponts-et-Chaussées en 1930 et conserva cette responsabilité jusqu’au début de la guerre.

Breveté pilote d’avions de tourisme, Fernand Roustan fut mobilisé en septembre 1939 à Marignane (Bouches-du-Rhône) dans l’aviation. Sympathisant socialiste, il entra en contact au début de 1941 avec Georges Cisson qui le fit adhérer au mouvement Libération et avec Victor Peytral. En liaison avec Paul Custaud, sous le pseudonyme de “Lefils“, il constitua un comité d’action locale pour organiser la résistance dans la région d’Aups puis devint le responsable de la propagande du mouvement “Libération“ sur le plan régional en mars 1944, le journal étant en partie imprimé à Toulon chez Lion et Azzaro. Probablement par son intermédiaire, ces imprimeurs éditèrent en mai 1944 le programme du Conseil national de la Résistance sous le titre « Les Jours heureux ». Il assura aussi chez eux la mise en page et l’impression du journal régional des Mouvements unis de la Résistance, Provence Libre. Adhérent du Parti socialiste SFIO clandestin depuis 1943, il participa à la réalisation de Provence libre. Adjoint de Georges Cisson à la tête du “Noyautage des administrations publiques“, il le remplaça comme responsable départemental. Il joua un rôle important dans la préparation de la Libération. Clandestin depuis l’arrestation de Cisson, agent de liaison auprès du chef départemental FFI, il participa aux combats de la libération du Revest.

Après la guerre, Fernand Roustan, membre de la section socialiste SFIO d’Aups jusqu’à la succession de son père comme conseiller général en 1951, exerça les responsabilités de secrétaire de la fédération varoise CGT-FO des Travaux publics (1948-1952). Par la suite, il cessa de militer.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article175104, notice ROUSTAN Fernand, Marius, Léon. par Jacques Girault, Jean-Marie Guillon, version mise en ligne le 3 septembre 2015, dernière modification le 21 août 2015.

Par Jacques Girault, Jean-Marie Guillon

SOURCES : Renseignements fournis par l’intéressé.

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