BALAY Georges, Désiré

Par Jean-Michel Brabant

Né le 13 novembre 1896 à Montreuil (Seine, Seine-Saint-Denis) ; mort le 16 janvier 1973 à Varennes-Garcy (Essonne) ; domicilié à Saint-Mandé (Seine, Val-de-Marne) ; administrateur de société ; membre de la commission exécutive de la Fédération de la Seine du Parti SFIO en janvier 1936, puis du comité central du Parti communiste internationaliste.

Fils d’un commerçant, Georges Balay s’engagea dans l’armée à dix-huit ans le 30 août 1914. Il fit toute la guerre dans le 11e bataillon de chasseurs à pied et fut libéré le 17 septembre 1919 avec le grade de sous-lieutenant à titre temporaire. Blessé, objet de deux citations, Georges Balay devint chevalier de la Légion d’honneur le 13 mars 1933. Ce passé patriote et guerrier tranche avec les qualificatifs que la police emploie à son sujet : “ pacifiste et objecteur de conscience ”. C’est que Georges Balay, en raison justement de ce passé, fut arrêté le 10 octobre 1933 pour avoir refusé d’accepter son fascicule militaire de mobilisation, et écroué à la prison du Cherche-Midi. Le conseil de guerre de Paris le condamna le 14 novembre à six mois de prison avec sursis pour “ insoumission à la loi sur le recrutement de l’armée en temps de paix ”. Continuant sur sa lancée, Georges Balay adressa sa démission d’officier de réserve au ministre de la Guerre qui d’ailleurs la refusa.

Peu après, Georges Balay adhéra à la SFIO et devint très vite un membre actif de l’état-major des “Toujours Prêts Pour Servir” chargés d’organiser la défense des militants et des locaux contre les bandes fascistes. Il sympathisa alors avec les trotskystes organisés dans la tendance du groupe bolchevik-léniniste et fut même un de leurs délégués au congrès national de la SFIO à Mulhouse (9-12 juin 1935). Georges Balay était à l’époque membre de la commission exécutive de la Fédération de la Seine. En octobre, alors que les principaux dirigeants du Groupe bolchévik-léniniste (GBL) étaient exclus, il participa au congrès fédéral de la Seine et fut réélu à la CE. Il continua cependant à entretenir des relations avec les trotskystes exclus, notamment avec ceux regroupés autour de La Commune dirigée par Pierre Frank et Raymond Molinier. Son attitude provoqua sa mise à l’écart de la commission exécutive le 27 janvier 1936. Exclu définitivement le 13 février, cette mesure provoqua un certain émoi dans la section de Saint-Mandé où il habitait. Georges Balay participa alors au congrès de fondation du Parti communiste internationaliste (7-8 mars) et fut élu à sa commission centrale de contrôle. Georges Balay aurait adhéré en décembre 1938 au Parti socialiste ouvrier et paysan (PSOP). Il était à l’époque, selon sa fiche de police, administrateur de la société anonyme “ L’imperméabilisation et la plastification du BA pour la fucose, procédé G. Balay ”. Il habitait 5, rue de la Fraternité à Saint-Mandé.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article17512, notice BALAY Georges, Désiré par Jean-Michel Brabant, version mise en ligne le 5 août 2009, dernière modification le 24 octobre 2009.

Par Jean-Michel Brabant

SOURCES : Arch. J. Maitron. — La Vérité, 1935. — La Commune, 1935 et 1936. — Révolution, 15 février 1936. — Y. Craipeau, Le Mouvement trotskyste en France, Paris, 1972. — S. Ketz, De la naissance du GBL à la crise de la LCI (1934-1936), mémoire de maîtrise, Paris I, 1974.

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