TAIX Gabriel

Par Gilles Morin

Né le 9 juillet 1902 à Coulobres (Hérault), mort le 20 janvier 1989 ; ingénieur, viticulteur-exploitant ; militant socialiste de la Gironde ; maire de Monbadon ; membre du bureau fédéral de la FGDS et de la direction nationale de CIR (1968-1970) ; conseiller économique et social.

Ingénieur EDF et viticulteur-exploitant dans la région de Lussac, Gabriel Taix était spécialiste de l’énergie. Ingénieur-conseil, à titre bénévole, de la Verrerie ouvrière d’Albi (1929-1938), pour combattre les trusts, il s’engagea dans la fondation des régies électriques avant la nationalisation de l’électricité, notamment à Bègles, Cenon et Sainte-Foy-la-Grande. Il fut le fondateur du Comité consultatif de l’utilisation de l’énergie.

Gabriel Taix fut appelé comme conseiller technique au cabinet de Robert Lacoste, puis de Jean-Marie Louvel, ministres de l’Industrie de 1946 à 1951. Rapporteur de la commission de l’énergie du Conseil économique et social, il fut administrateur d’EDF, de l’Électricité et Gaz d’Algérie et des Houillères du Bassin d’Aquitaine.

Militant socialiste SFIO, membre de la section de Mombadon, il fut maire de cette ville en 1953-1971. Il avait été candidat dans le canton de Lussac en 1945 (il obtint 724 suffrages sur 3 064 exprimés et 5 418 inscrits). Parfois dissident de la SFIO, il fut définitivement exclu lorsqu’il se présenta contre

Jean Raymond Guyon

du fait de la candidature Servan-Schreiber, Taix fut candidat, soutenu par la SFIO. Durant la campagne électorale il démissionna de ses fonctions et fut remplacé à la mairie, mais il restait conseiller municipal. Jacques Chaban Delmas l’emporta, Taix obtint 7,76 % des voix et se félicita d’avoir “arrêté l’entreprise fascisante du député de Lorraine (Servan-Schreiber)”. Membre du Conseil supérieur de l’électricité et du Gaz en 1979, il collabora à Socialisme et Liberté, organe de la Fédération des Socialistes démocrates. Il publia un essai très critique vis à vis du parti socialiste : “Non, Monsieur Mitterrand, Vous n’êtes pas socialiste”.

Taix assura également un rôle de Conseiller dans de grandes villes étrangères et fut le créateur de l’APAV (Association des propriétaires de machines à vapeur), une entreprise de contrôle des systèmes électriques.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article175427, notice TAIX Gabriel par Gilles Morin, version mise en ligne le 11 septembre 2015, dernière modification le 11 septembre 2015.

Par Gilles Morin

ŒUVRE : La faillite de la viticulture est-elle pour demain ?, Bordeaux, ed. Delmas, 1934. — Le plan Monnet est-il une réussite ?, R. Pichon et R. Durand-Auzias, Paris, 1953, 160 p. — La France au seuil de l’ère atomique, A. Fayard, Paris, cop. 1958. — La crise de l’énergie, aux portes de l’enfer atomique, Agence parisienne de distribution, Paris, 1974. — Aux portes de l’enfer atomique, Périgueux, impr. P. Fanlac, 1974. — Monsieur Mitterrand, vous n’êtes pas socialiste, Éditions France-Empire, Paris, 1977. — Le Socialisme profané et l’éternel Mitterrand, Éditions Albatros, Paris, 1981. — À la force du poignet, Éd. Albatros, Paris, 1984. — Le Plan Noria : humaniser le chômage, anéantir le chômage, Monbadon : s.n., 1987

SOURCES : Arch. Nat., F/1cII/291, 441, 561. — Archives de l’OURS, dossiers Dordogne et Gironde ; 2/APO/6, fonds FGDS. — Arch. Institut Tribune socialiste, fonds Marc Heurgon, dossiers législatives de 1967. — Guillaume Laurence, Les militants de la SFIO en Gironde, Mémoire, sous la direction de B. Lachaise, Université de Bordeaux III, 1996-1997. — Entretien avec A. Treuillé. — Tribune socialiste, 2 février 1967, 23 février 1967.

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