VEYSSIÈRE Michel

Par Claude Pennetier

Né le 22 octobre 1937 à Lalinde (Dordogne) ; employé des PTT à Paris puis en Haute-Garonne ; syndicaliste CGT des PTT ; militant et élu communiste de Midi-Pyrénées et de l’Ariège ; maire d’Aulus-les-Bains (Ariège) depuis 2008.

Fils de Sylvain, Roger Veyssière, ouvrier agricole puis employé de commerce et de Marcelline, Lucie Lacombe, ouvrière agricole puis femme de ménage, Michel Veyssière avait un frère plus jeune. Son père, prisonnier de guerre évadé, aida à la Résistance à la fin de l’Occupation. Il fut arrêté par les Allemands fin juin 1944, interné au camp de Vauzac d’où il fut libéré par les FFI. Il participa à l’exhumation des corps des 21 fusillés sommaires de Lalinde, lieu dit Pressignac.

Michel Veyssière fréquenta l’école primaire de Lalinde puis une école professionnelle à Périgueux. Il obtint le CEP, le BEPC, le CAP de dessinateur puis la première partie du Baccalauréat technique. Dessinateur au Centre d’études du Sud Ouest à Montauban (Tarn-et-Garonne), puis agent d’exploitation avant de devenir contrôleur.

Membre de la CGT depuis juillet 1955, il adhéra à la Fédération postale, en janvier 1960, au retour de son service militaire effectué en Algérie (Hussein-Dey et Alger) d’octobre 1957 à janvier 1960. Il avait d’ailleurs quitté son régiment dans l’illégalité et risquait d’être considéré comme déserteur ; il se fit discret mais l’armée ne se manifesta pas. Son anticolonialiste le rapprocha un temps de l’extrême-gauche. Il adhéra au PSU, milita avec Pierre Hespel et avec les militants de la Voie communiste qui aidaient le FLN. Mais le fonctionnement du PSU ne lui convenait guère. Il regarda de plus en plus vers le PCF.

Avec un groupe d’amis (Jacques Laffait et Chauchard), il participa à la création d’une section syndicale CGT de la brigade roulante de Paris. Secrétaire de section en 1960, membre de la commission exécutive des postaux de Paris en 1963, il demanda sa mutation en Haute-Garonne où sa femme était en poste. Il fut rapidement membre du bureau du syndicat départemental de Haute-Garonne. Il devint secrétaire départemental en 1967 et siégea à la commission exécutive de l’Union départementale CGT de Haute-Garonne en 1968 (moment fort de son militantisme), avant d’entrer au bureau en 1975. Il occupa la fonction de secrétaire régional Poste-télécommunications en 1970-1971. La grande grève des PTT de 1974 constitua une expérience "exceptionnelle".

Michel Veyssière avait adhéré au PCF en 1964 dans le contexte de l’appel au rassemblement pour l’union de la gauche. Après avoir suivi une école centrale communiste, il entra au bureau fédéral de Haute-Garonne. Élu au conseil régional de Midi-Pyrénées en 1986, deuxième sur la liste dirigée par Sylviane Ainardi, il se vit confier la fonction de président du groupe communiste jusqu’en 1998. Il était membre du bureau de l’ANECR (Association nationale des élus communistes et républicains) en 1986.

Retraité en octobre 1998, il quitta Toulouse et fut élu en 2008 maire d’Aulus-les-Bains (Ariège) où il avait une résidence secondaire car il était amateur de randonnées montagnarde. Il était toujours maire en 2015 ce cette commune de 150 habitants permanents et 1200 à 1300 lors des pointes touristiques estivales ou hivernales.

Marié avec une employée des chèques postaux, puis compagnon d’une employée des postes ; il eut deux enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article175559, notice VEYSSIÈRE Michel par Claude Pennetier, version mise en ligne le 21 septembre 2015, dernière modification le 23 janvier 2019.

Par Claude Pennetier

SOURCES : IHS CHT FASP. — Réponses au questionnaire Maitron. — Entretien téléphonique, septembre 2015.

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